Après avoir presque tout connu au Racing Club Narbonnais, comme joueur, entraîneur, et directeur de centre de formation pendant 13 ans, le technicien de 49 ans avait pris la route vers le Pays Basque et le Biarritz...
Après avoir presque tout connu au Racing Club Narbonnais, comme joueur, entraîneur, et directeur de centre de formation pendant 13 ans, le technicien de 49 ans avait pris la route vers le Pays Basque et le Biarritz Olympique. Deux ans plus tard, Sébastien Buada est de retour chez lui, dans son club pour redevenir le directeur du centre de formation et également intégrer le staff professionnel de Jacques Delmas en Pro D2.
Comment s’est passé votre retour à Narbonne depuis les premières discussions ?
Au départ, la première discussion a lieu en décembre. J’étais en contact avec Victor Hannoun et Thibault Santoro pour le Biarritz Olympique. J’ai appelé Thibault qui m’a fait part de la proposition de Narbonne de continuer sur plusieurs années, donc j’ai envoyé un message à Charles Malet pour le féliciter sur ces deux dossiers. Nous nous connaissons bien, quand il est arrivé au Racing, j’étais directeur du centre de formation. Nous avons toujours gardé un lien et sommes restés assez proches. Il m’a alors expliqué qu’il veut se rapprocher du CdF et pensait faire un recrutement dans ce sens. À Biarritz, j’y vais parce que Shaun Hegarty est un ami et je signe en CDI au centre de formation. Sauf qu’il reste bloqué à l’association donc on fait un avenant à mon contrat pour être dans le staff pro. C’était un peu bancal sur la durée.
Et le Racing est arrivé ?
Lorsque Charles apprend que je suis disponible, c’est allé très vite. Pour lui, j’étais la personne idéale pour les responsabilités qu’il voulait. C’était ma volonté de revenir, il m’a proposé le cadre et les rôles que je voulais. C’est juste le bon moment, même si quand je suis parti, je ne pensais pas revenir. Je voulais même presque finir ma carrière à Biarritz, je veux toujours m’investir sur du long terme. J’ai eu cette chance extraordinaire d’avoir ce rattrapage, au moment où cela devient un peu bancal au BO, on me propose de revenir à Narbonne dans les fonctions que je voulais. Je suis reboosté, c’est que du bonheur d’être de retour dans mon club de coeur et de retrouver ma famille au quotidien.
Quelle est cette double mission qui vous a été confiée ?
Je vais être directeur du centre de formation, et non entraîneur de l’équipes Espoirs comme j’ai pu l’être. Je vais suivre évidemment de très près ce groupe. Je vais faire en sorte que les 17 joueurs du centre de formation, dont huit recrues, s’entraînent bien, de les suivre au quotidien, les aider à aller toujours plus haut. Cela demande du temps. Je vais faire partie du staff de Jacques Delmas, je vais être aussi sur tous les matches de l’équipe professionnelle. Après je serais en appui de Gilles et David qui ont fait un boulot énorme l’a dernier. Nous commençons à bosser pour faire quelques évolutions sans révolutionner ce qui a marché.
Et certains des joueurs du centre de formation pourraient vivre leur grande première en professionnel…
Je serais à leur côté à chaque fois. Après, et c’est ce que l’on souhaite, s’ils deviennent des éléments indispensables de l’équipe première, ils vont entrer dans le cadre d’un management plus normal. Ils auront plus à faire avec Jacques, mais avant d’avoir ce statut, je ferais en sorte qu’ils gardent le cap et concentrer sur le projet.
"Professionnellement, j’ai beaucoup appris"Comment avez-vous vécu le titre de Narbonne ?
J’étais comme un supporter et de façon très forte. Sur les derniers mois, c’était encore plus intense en sachant que je revenais. Sur la finale, je fais mon dernier match à Biarritz, et puis aller à Bourg-en-Bresse, c’était un peu long. J’étais dans la fan zone, mes deux enfants étaient eux au match. C’était incroyable, des scénarios de fou et une équipe qui n’a rien lâché. L’engouement était énorme.
Cette montée en Pro D2 a-t-elle des conséquences pour le centre de formation ?
Assez forte oui. Nous devons travailler pour avoir l’agrément de la LNR, cela bouscule le calendrier. L’exigence que nous voulions mettre, nous sommes obligés par le cahier des charges. Il faut aller plus vite que ce que nous avions prévu.
Votre expérience à Biarritz peut-elle vous servir au Racing ?
Après, Jacques a lui seul à l’expérience de 20 mecs. Mais, la clé pour sortir plus grand des situations compliquées est que le staff doit rester soudé et que nous allions tous dans le même sens. Ils ont un peu vécu ça aussi la saison dernière pour un titre. Je vais m’intégrer dans ce staff et partager les mêmes valeurs que celles qu’ils ont déjà.
Qu’est-ce que vous retenez de votre expérience au BO ?
J’en retire que du positif, je me suis inscrit dans un staff stable, même si nous n’avons pas eu les résultats que nous voulions. Professionnellement, j’ai beaucoup appris, j’ai profité aussi d’un cadre de vie extraordinaire.
Vous allez retrouver des joueurs que vous avez connus très jeune, est-ce fort pour vous de les retrouver maintenant ?
Bien évidemment. Pour le coup, j’ai toujours accompagné ces garçons, je leur envoyais toujours un petit message pour leurs échéances. Ils sont plus au centre de formation donc nous savons que ce ne sont plus les mêmes relations parce que le cadre est différent, même si la complicité reste la même.