Le roi du JT Laurent Delahousse est prêt à rendre l'antenne. Il a révélé qu'il n'avait pas envie de le faire pendant 18 ans encore.
Figure incontournable du JT de 20h de France 2, Laurent Delahousse n'a pas vraiment l'intention d'y rester jusqu'à la fin de sa carrière. C'est lors de la commission d’enquête parlementaire sur le financement la neutralité de France Télévisions que le journaliste en a parlé. Mais juste avant, il a été interrogé sur son comportement envers les personnalités politiques qu'il interview.
"Est-ce qu’il faut être plus agressif ?""Je me suis souvent interrogé sur ces critiques. Est-ce qu’il faut que je change ? Est-ce qu’il faut être plus agressif ? Est-ce qu’il faut avoir un tempérament différent qui n’est pas le mien ? Ça fait dix-huit ans que je fais le journal. Ça fait dix-huit ans que j’ai ce lien avec les Français", a-t-il dit avant de poursuivre : "Après toutes ces années, souvent, un peu comme vous, d’ailleurs, parfois les gens me disent : 'Vous êtes trop de gauche', 'Vous êtes trop de droite', 'Vous n’avez pas été sympathique avec...', 'Vous avez été trop dur avec...' J’en fais presque mon étendard."
Dans un second temps, Laurent Delahousse a révélé que ces critiques sur sa façon d'être avec les politiques ont fait naitre une certaine réflexion chez lui. "Je souligne que c’est une question que je me suis posée. Par rapport à d’autres confrères ou consœurs, j’ai un ton différent. J’ai une manière d’aborder les choses différemment", a-t-il déclaré.
Laurent Delahousse "n’envisage pas de carrière de dictateur du journal de 20 Heures"Celui qui est surnommé Ken a ensuite poursuivi : "Je le fais avec rigueur, jamais de complaisance, jamais de concessions. Je n’ai jamais eu de lien privilégié avec aucun responsable politique, et plus précisément avec les présidents de la République successifs. J’en ai croisé quelques-uns, je résiste un peu plus que certains."
Au cours de cette commission d'enquête parlementaire, Laurent Delahousse a aussi été questionné sur la politique de diversification de France Télévisions. "Alors je vous rassure, pour ceux qui s’interrogeaient sur la question et l’idée de la diversité, qu’il fallait changer, j’ai bien compris que vous ne vouliez pas et vous ne comptiez pas que je quitte le journal demain matin. Mais je vous rassure, je ne le ferai pas encore dix-huit ans", a-t-il dit.
Il a fini par conclure en ajoutant : "Je n’envisage pas de carrière de dictateur du journal de 20 Heures. Effectivement, dans les années à venir, peut-être dans les mois à venir, je changerai d’exercice. C’est une petite parenthèse mais je suis très heureux d’être là, aux côtés des équipes de la rédaction."
"C’est une étrange époque qui s’ouvre"Tout comme Léa Salamé avant lui, le journaliste a aussi réagi à la polémique Patrick Cohen-Thomas Legrand sur la demande de la commission d'enquête parlementaire. "C’est une étrange époque qui s’ouvre. Pour moi, les journalistes doivent être libres de fréquenter qui ils l’entendent, à partir du moment où ils respectent bien évidemment les principes déontologiques que l’on connaît", a-t-il répondu.
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