Une affaire de corruption de mineurs a donné lieu à une mise en examen au tribunal judiciaire d’Alès. Deux adolescentes auraient vendu des photos sexuelles à un quinquagénaire incarcéré depuis le 18 juin. La justice...
Une affaire de corruption de mineurs a donné lieu à une mise en examen au tribunal judiciaire d’Alès. Deux adolescentes auraient vendu des photos sexuelles à un quinquagénaire incarcéré depuis le 18 juin. La justice décide de le maintenir en prison.
L’affaire porte sur des achats et de photos de nature sexuelle après des échanges sur les réseaux sociaux. Emprisonné après sa mise en examen, un habitant de la région du nord d’Alès demandait à sortir de prison ce mercredi. Dans le box des détenus de la chambre de l’instruction, un quinquagénaire, incarcéré depuis qu’un magistrat l’a mis en examen le 18 juin 2026, tentait de recouvrer la liberté. Une enquête a été ouverte après qu’une mère de famille a découvert des envois étranges de sa fille vers l’adresse d’un individu. Derrière des échanges via des messageries électroniques, il est apparu des photos des parties intimes d’adolescentes.
La découverte a donné lieu à une plainte de la mère et à l’ouverture d’une enquête qui a montré que deux mineures auraient vendu des photos sexuelles et que de l’autre côté, un adulte les a payées. L’une d’elles explique avoir été menacée pour envoyer les photos, l’autre assume avoir fait payer et ne se dit pas victime, a-t-on appris à l’audience.
L’avocate se dit stupéfaite de l’incarcération de son clientLe suspect a été mis examen pour corruption de mineurs et écroué par un juge des libertés et de la détention d’Alès. Mercredi, son avocate s’est dite stupéfaite que son client ait pu être placé en détention alors qu’il a un emploi, une famille et des garanties de représentation.
L’avocate estime par ailleurs que la relaxe est probable et que le suspect a seulement accepté de payer des photos. Le président Teissier la recadre et la prie de ne pas plaider le fond du dossier mais seulement les critères de la libération et de la détention provisoire. Elle explique alors qu’il n’y a aucun risque de réitération. L’avocat général demande le maintien en détention pour éviter les pressions sur les témoins. La cour a rendu son arrêt ce vendredi 3 juillet et a confirmé l’ordonnance du juge des libertés et de la détention : le quinquagénaire reste en détention.