Après le départ surprise de Lorenzo Tubertini pour Modène, les Centurions Narbonne se sont attaché les services du désormais ex-coach de Toulouse, Patrick Duflos. Le manager Michel Mandrou, le président Bastien...
Après le départ surprise de Lorenzo Tubertini pour Modène, les Centurions Narbonne se sont attaché les services du désormais ex-coach de Toulouse, Patrick Duflos. Le manager Michel Mandrou, le président Bastien Anglade et leur nouvel entraîneur se réjouissent de cette collaboration.
Les premiers contacts avec Narbonne remontent à quand ?
Patrick Duflos : Ça s’est passé très rapidement. Ce n’était pas du tout quelque chose de prévu au départ. On s’est parlé pour la première fois il y a environ une quinzaine de jours. Disons que Narbonne avait besoin d’un coach et que j’avais l’opportunité de me libérer de mon contrat à Toulouse. Tout cela s’est donc réglé rapidement et très normalement je dirais. En tout cas, le projet narbonnais me faisait vraiment envie.
Il y a des saisons où on a entretenu de bonnes relations et d’autres où ç’a été plus compliqué.
Votre regard sur les Centurions ?
Narbonne est un club ambitieux qui progresse chaque année, au moins au niveau des structures, parce que sportivement, les Centurions n’ont pas encore les résultats escomptés. On sent ici une vraie envie de progresser et de construire un projet durable et intéressant sur plusieurs années.
Pourquoi Patrick Duflos ?
Le président Bastien Anglade : On avait établi que l’on souhaitait s’attacher les services d’un entraîneur français. Et puis son CV, sa personnalité, son histoire, son identité collent à la mentalité des Centurions. Enfin, le travail qu’il a fourni à Toulouse nous a marqués. Le nom de Patrick Duflos s’imposait.
Parlez-nous de votre nouvel entraîneur ?
Le manager général Michel Mandrou : Déjà, c’est grâce à une indiscrétion que Patrick est arrivé à Narbonne. Grâce à un agent de joueur qui m’a confié qu’il avait la possibilité de se libérer de son contrat à Toulouse. Sinon, on ne l’aurait jamais contacté parce que c’est une chose qu’on ne fait pas ici. On respecte les clubs et les contrats. Je suis Patrick depuis des années. Ce que j’apprécie, c’est qu’il soit plus vieux que moi (60 ans), car d’habitude, les coachs étaient toujours plus jeunes (rire général). Il y a des saisons où on a entretenu de bonnes relations et d’autres où ç’a été plus compliqué, comme l’année de la bagarre générale à Sète (une bagarre engagée par un agent de sécurité en 2022). C’est la vie des sportifs. Il faut savoir reconnaître les compétences des uns et des autres. Mon avis, c’est que Patrick fait partie du Top 3 des entraîneurs français. Il a notamment été champion de France avec Tours avec qui il a aussi remporté la coupe de France la même année… Et puis Narbonne comme Patrick souhaitent s’inscrire dans la durée. Il s’agit là d’une volonté partagée. Il a aussi réussi à Sète ou Toulouse avec des moyens financiers qui ne sont pas plus importants qu’à Narbonne. Enfin, il dispose d’un beau carnet d’adresses pour recruter, on pourra donc mêler nos deux carnets.
Patrick a les clés du camion en collaboration avec Michel
Un Français à ce poste, est-ce un plus ?
Oui. C’est une bonne chose d’avoir des Français dans le vestiaire, ça favorise l’homogénéité.
N’est-ce pas une difficulté de devoir gérer un effectif qu’on n’a pas construit ?
Patrick Duflos : Non, ce sera un peu différent de d’habitude. Quoiqu’à Tours en 2019, l’équipe était déjà faite lorsque je suis arrivé. Michel Mandrou dispose des qualités pour recruter comme il faut. Et puis, dans le sport, souvent, il faut savoir s’adapter.
Quel objectif a été fixé à Patrick Duflos ?
Bastien Anglade : Revenir en play-offs. On a analysé l’échec de la saison dernière (11e place non qualificative) et on repart de l’avant. Avec tous les efforts fournis sur le plan structurel, on doit revenir dans le jeu sportivement.
Est-ce que l’effectif sera plus fourni que la saison dernière ?
La difficulté, c’est qu’on ne peut pas comme ça accumuler les contrats professionnels, il faut qu’on s’appuie sur le centre de formation. Qualitativement, l’effectif sera au moins au même niveau que l’an dernier. Maintenant, il faut espérer qu’on ne perde pas 30 à 40 % des titulaires sur blessure comme en 2025-2026. Notre équipe sera compétitive.
Je n’avais jamais vu autant de blessures en 30 ans de carrière.
Vous avez la réputation d’être proche des joueurs…
Patrick Duflos : Je m’intègre à l’équipe, on forme une équipe.
La saison dernière, en décembre, vous en étiez avec Toulouse à huit défaites d’affilée avant de totalement renverser la situation. Votre levier ?
L’équipe. Ne rien lâcher. Jamais. La confiance, le travail. La cohésion.
Sur un banc, vous êtes un personnage…
C’est ma façon de rester proche des joueurs. Je m’inspire énormément de ma carrière de joueur pour coacher. Malgré mon grand âge (rires), je m’investis aux côtés des joueurs. Je suis parfois excessif, c’est ma façon d’être.
L’Arena vous excite ?
Oui. Cette salle est belle, l’atmosphère est incroyable. Elle est toujours pleine. C’est l’une des plus belles salles du championnat.
"Les 14 équipes peuvent prétendre aux play-offs"Comment sentez-vous cette saison ?
Michel Mandrou : On a une équipe du même niveau que la saison dernière. On aurait dû aller en play-offs, je n’avais jamais vu autant de blessures en 30 ans de carrière. Il faut qu’on soit performant au plan médical, toujours plus pro.
Patrick Duflos : Ce championnat est d’une très grande homogénéité. Les 14 équipes peuvent prétendre aux play-offs. C’est un beau championnat, mais très aléatoire, usant, stressant.
Bastien Anglade : Nous avons construit un effectif (dévoilé le 18 juin) composé de jeunes, de Français, c’est un effectif fait pour Patrick. Il va avoir les clés du camion en collaboration avec Michel. Patrick, c’est la bonne personne au bon moment. Il a toute la confiance du club. On va lui donner les armes pour réussir.