Face à une sécheresse qui s'intensifie et à l'absence de pluies annoncées, le préfet du Gers renforce les restrictions d'usage de l'eau à compter du 1er août. Plusieurs bassins versants passent en niveau de crise,...
l'essentiel Face à une sécheresse qui s'intensifie et à l'absence de pluies annoncées, le préfet du Gers renforce les restrictions d'usage de l'eau à compter du 1er août. Plusieurs bassins versants passent en niveau de crise, tandis que les contrôles seront accentués afin de faire respecter des mesures devenues indispensables pour préserver une ressource en eau sous très forte tension.
La sécheresse continue de s'aggraver dans le Gers. Réunie le 30 juillet, la Commission interdépartementale de la ressource en eau (CREi) a dressé un constat alarmant. En l'absence de précipitations attendues dans les prochains jours, le préfet Alain Castanier a décidé de renforcer les mesures de restriction dès ce samedi 1er août à 8 heures.
Le système Neste réalimenté passe en alerte renforcée pour les prélèvements en milieu naturel et certains usages de l'eau potable. Quatre bassins non réalimentés, l'Aussoue, l'Auloue, la Baïse et l'Auvignon, sont désormais placés en niveau de crise, le plus élevé. Le secteur Adour Amont est, quant à lui, en alerte renforcée depuis le 29 juillet.
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Les nouvelles restrictions concernent l'ensemble des usagers : particuliers, agriculteurs, entreprises et collectivités. Les mesures applicables à chaque commune sont consultables sur le site VigiEau ainsi que sur celui des services de l'État dans le Gers.
Le préfet lance un nouvel appel au civisme. Chaque économie d'eau est jugée essentielle pour préserver la ressource jusqu'à la fin de l'été. La baisse du niveau des cours d'eau fragilise les milieux aquatiques et augmente les risques d'assec, c'est à dire l'assèchement temporaire ou total du lit d'un cours d'eau.
Les services de l'État signalent déjà plusieurs infractions : remplissage nocturne de plans d'eau, irrigations les jours interdits, prélèvements sans compteur ou encore dépassements des volumes autorisés. Les contrôles vont être intensifiés et les contrevenants s'exposent à des poursuites pénales et à des sanctions financières. Pour les autorités, seule une mobilisation collective permettra de limiter les conséquences de cette sécheresse exceptionnelle.