Quentin Le Gaillard fait l’objet d’une enquête pour violences sexuelles après qu’une femme a déposé une main courante en début d’année.
Quentin Le Gaillard fait l’objet d’une enquête pour violences sexuelles après qu’une femme a déposé une main courante en début d’année.

STICHELBAUT BENOIT / HEMIS.FR / Hemis via AFP
Le maire de Concarneau Quentin Le Gaillard (LR) est visé par une enquête pour violences sexuelles.
Visé par une enquête pour violences sexuelles, le maire de Concarneau Quentin Le Gaillard a fait savoir, ce vendredi 31 juillet, qu’il resterait, pour l’heure, en fonction. « Ma priorité est d’assumer pleinement le mandat que les Concarnoises et les Concarnois m’ont confié », a déclaré l’édile Les Républicains dans un communiqué.
Selon les informations révélées par Ouest France vendredi, puis confirmées par l’AFP, le maire breton, élu en mars 2026, fait l’objet d’une main courante, qui a été déposée par une femme il y a plusieurs semaines.
L’homme de 28 ans, qui est présumé innocent, a par la suite été entendu par les services de police. « Dans un premier temps, il s’agissait du dépôt d’une main courante, le 29 janvier 2026. C’est le parquet qui a souhaité qu’une enquête soit menée du chef de viol ou agression sexuelle : la qualification reste à déterminer », a indiqué Jean-Luc Lennon, procureur de la République adjoint de Quimper, à Ouest France ainsi qu’à l’AFP, sans préciser les faits dénoncés.
Une plainte pour dénonciation calomnieuseDans le communiqué qu’il a publié en réponse, Quentin Le Gaillard dénonce des « accusations invraisemblables et infamantes ». « Je n’ai jamais eu le moindre geste déplacé ou violent envers une femme, et encore moins commis les faits qui me sont reprochés », assure-t-il. « Nous avons uniquement échangé un baiser sans lendemain », défend-il.
Le maire de Concarneau fait aussi valoir que le dépôt de la main courante a eu lieu en pleine campagne des élections municipales. « Cette jeune femme porte plainte sans la moindre preuve, avec une volonté évidente de me salir », accuse-t-il. « Je me suis mis à la disposition de la justice et ai répondu à leurs questions en toute transparence », ajoute-t-il.
Concernant la suite de son mandat, Quentin Le Gaillard assure qu’il se poursuivra « avec le même sérieux, la même disponibilité et le même sens des responsabilités ». « Je ne me laisserai pas faire. Mon honneur sera lavé », conclut-il, indiquant par ailleurs porter plainte pour dénonciation calomnieuse.