Un puissant séisme de magnitude 4,7 a frappé ce vendredi 31 juillet la région des Champs Phlégréens, à l'ouest de Naples. Le bilan provisoire fait état de 26 blessés et d'environ 300 personnes évacuées face à des...
l'essentiel Un puissant séisme de magnitude 4,7 a frappé ce vendredi 31 juillet la région des Champs Phlégréens, à l'ouest de Naples. Le bilan provisoire fait état de 26 blessés et d'environ 300 personnes évacuées face à des dégâts matériels importants et à la menace de répliques.
La terre a tremblé comme rarement dans le sud de l'Italie. Ce vendredi soir, à 19h46, une secousse d'une violence inédite depuis quarante ans a secoué la zone des Champs Phlégréens, semant la panique autour de Pozzuoli et causant des dégâts majeurs qui ont contraint des centaines d'habitants à quitter leur logement.
Une secousse historique et destructriceL'épicentre a été localisé à seulement trois kilomètres de profondeur entre Pozzuoli et Quarto. "La secousse de magnitude 4,7 enregistrée (vendredi) constitue le séisme de plus forte magnitude survenu aux Champs Phlégréens au cours des quarante dernières années", a souligné Lorenzo Benedetto, président de l'Ordre des géologues de Campanie.
L'impact humain et matériel est lourd. "Le nombre des blessés a été révisé à 26. L’événement sismique, en plus de l’effondrement de certains bâtiments inoccupés, a causé des dégâts au bâti et, pour l’instant, environ 300 personnes ont dû quitter leur logement", a indiqué la Protection civile italienne. Parmi les victimes, cinq personnes restent hospitalisées pour des fractures.
Dégâts et infrastructures à l'arrêtÀ Pozzuoli, commune la plus touchée, le paysage porte les traces du choc. Un pan de mur s'est effondré, projetant d'imposantes roches sur les véhicules en stationnement. Selon le ministre de la Protection civile Nello Musumeci, "huit bâtiments et cinq commerces ont été déclarés inhabitables".
Les autorités ont immédiatement réagi pour sécuriser la zone. La capitainerie a "interdit l’accès au port et le trafic maritime a été dévié vers Naples". L'accès aux falaises et aux littoraux entre Portici et Bagnoli est proscrit. Si le réseau électrique est rétabli, la ligne ferroviaire Cumana reste coupée entre Bagnoli et Torregaveta.
Une crise toujours en coursL'inquiétude demeure vive alors que des dizaines de répliques ont suivi. Le préfet de Naples, Michele di Bari, rappelle que le bilan humain et matériel doit "être considéré comme très provisoire". Les évacués, pris en charge dans des centres d'urgence, recevront une aide au relogement.
Face au risque persistant, le ministre Musumeci a appelé à la plus grande prudence : "La série de secousses sismiques (...) est toujours en cours" et "de nouveaux événements d’une magnitude supérieure à 3 pourraient donc se produire ".