Plusieurs réacteurs nucléaires doivent être arrêtés ou fonctionner à puissance réduite, à cause de la chaleur ou d'une arrivée massive de méduses dans les stations de pompage d'eau de mer.
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Plusieurs réacteurs nucléaires doivent être arrêtés ou fonctionner à puissance réduite, à cause de la chaleur ou d'une arrivée massive de méduses dans les stations de pompage d'eau de mer.
Publié le 12/08/2026 13:04 Mis à jour le 12/08/2026 16:51
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La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), le 12 juillet 2026. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS / AFP)
La canicule qui frappe une grande partie de la France affecte fortement la production d'électricité nationale. Le parc de réacteurs nucléaires d'EDF a atteint un nouveau record d'indisponibilité en raison de "contraintes environnementales" ou "causes externes liées à l'environnement". Le taux de puissance manquante a atteint 20,4% mercredi 12 août, peu avant 10 heures, selon des calculs de l'AFP.
Au total, 13 réacteurs sur les 57 du parc électronucléaire français étaient concernés. Huit étaient à l'arrêt complet (Bugey 3, Cattenom 1, Chooz 1 et 2, Golfech 2, Gravelines 2, 3 et 4) et cinq étaient en sous-régime (Saint-Alban 2, Tricastin 1 et 4, Gravelines 1 et 6). En cas de sécheresse ou de canicule, la baisse du débit et la hausse de la température des cours d'eau peuvent contraindre EDF à réduire, voire arrêter sa production pour préserver l'environnement et la biodiversité.
Une part importante de la puissance manquante est liée à l'arrivée de plusieurs tonnes de méduses dans les stations de pompage d'eau de mer de la centrale de Gravelines (Nord) lundi, ce qui a obligé EDF à mettre temporairement à l'arrêt ou en sous-régime cinq des six réacteurs de la centrale, la plus grande d'Europe occidentale. Les unités n°1 et 6 sont depuis revenues à la pleine puissance vers 10 heures mercredi, tandis que le réacteur n°5 est en arrêt programmé pour maintenance. A l'arrêt, Gravelines 2 doit être reconnectée au réseau mercredi, à 23 heures.