L'envolée des prix du carburant pèse lourdement sur le budget des ménages. Selon un sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, près de six automobilistes sur dix estiment que leur vie quotidienne s'est "rétrécie" ces derniers mois. Renoncement aux loisirs, visites médicales reportées ou trajets révisés pour les vacances : l'impact sur le pouvoir d'achat touche de plein fouet les ménages modestes et les zones rurales, alors que 70 % des Français jugent les aides publiques insuffisantes.
L'envolée des prix du carburant pèse lourdement sur le budget des ménages. Selon un sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, près de six automobilistes sur dix estiment que leur vie quotidienne s'est "rétrécie" ces derniers mois. Renoncement aux loisirs, visites médicales reportées ou trajets révisés pour les vacances : l'impact sur le pouvoir d'achat touche de plein fouet les ménages modestes et les zones rurales, alors que 70 % des Français jugent les aides publiques insuffisantes.
Moins de loisirs, moins de visites à des proches... Près de six automobilistes sur dix (58%) estiment que leur "vie quotidienne s'est rétrécie" ces derniers mois avec l'envol du prix des carburants lié à la guerre au Moyen-Orient, selon un sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès dévoilé mercredi.
"Ce sentiment est particulièrement marqué parmi les ménages modestes, les habitants des territoires ruraux et les personnes très dépendantes de leur véhicule pour travailler, accéder aux services ou maintenir leurs liens familiaux", souligne dans un communiqué le think thank de gauche, co-auteur d'une étude dédiée.
Celle-ci s'appuie sur des témoignages et une enquête d'opinion menée du 2 au 3 juillet auprès de 1.000 personnes majeures, représentatives de la population française selon la méthode des quotas.
Les aides publiques "insuffisantes"Preuve que la voiture demeure le principal mode de transport en France, 71% des sondés s'en disent dépendants au quotidien.
Parmi les 912 personnes interrogées possédant au moins une voiture, plus de la moitié (54%) assurent avoir, "au cours des derniers mois", renoncé au moins une fois "à une sortie de loisirs (restaurant, cinéma, café, spectacle...) en raison du prix du carburant", une proportion qui grimpe à 65% pour les catégories "modeste" et "pauvre".
Près d'une personne sur deux a en outre déjà renoncé à rendre visite à un proche (47%), ou a déjà dépensé "moins de 30 euros" à la pompe "faute de pouvoir faire un plein plus important" (46%), et 18% ont reporté ou renoncé à au moins un rendez-vous médical.
Plus largement, 70% des sondés jugent "insuffisantes" les aides des pouvoirs publics face aux prix des carburants, et 9% n'en ont "pas entendu parler". Pourtant, depuis le mois de mai, près de 3 millions d'automobilistes éligibles peuvent réclamer une "indemnité carburant" de 100 euros.
"Sentiment de relégation"Si près de trois répondants sur dix (27%) ne prévoyaient pas de partir en vacances, 32% ont modifié leurs projets dans ce domaine - 13% ont renoncé à partir et 19% partent "moins loin" ou "moins longtemps".
"Au-delà de la baisse du pouvoir d'achat, l'augmentation durable du prix des carburants transforme profondément les modes de vie et les possibilités de déplacement de millions de Français", nourrissant "un sentiment de frustration et de relégation", résume la fondation Jean-Jaurès.
Après une accalmie à la fin du mois de juin suite d'un accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, les prix du gazole ont nettement rebondi ces derniers jours pour se situer bien au-dessus de la douloureuse barre des 2 euros le litre. Ce mercredi 22 juillet, en pleine période de vacances, le carburant le plus consommé en France s'achète en moyenne à 2,13 euros le litre, soit 23 centimes de plus que le mois dernier, selon les données du site Carbu.com.