Le premier enfant de Mauricio remplace, depuis quelque temps, Charlotte Ruano, attendant un heureux événement, comme team manager.
Le premier enfant de Mauricio remplace, depuis quelque temps, Charlotte Ruano, attendant un heureux événement, comme team manager.
Le destin se joue parfois à peu de choses. L’été dernier, Bernard Reggiardo est victime d’un grave accident de la route. Aujourd’hui encore, l’intéressé en garde des séquelles, notamment au genou. « Cela n’a pas été facile pour la famille. Ce qu’il a vécu, et ce qu’on a vécu a été très touchant », reconnaît Valentino, s’inspirant « toujours » de ses grands frères, Jean-Baptiste et donc Bernard. « On a toujours joué au rugby. Le voir être contraint d’arrêter de jouer est aussi une source de motivation pour moi. »
Ce dernier, âgé de 29 ans, est le nouveau team manager du SUA, remplaçant quelques mois Charlotte Ruano. « Cela fait quelques semaines qu’elle me guide bien comme il faut. Elle m’a tout expliqué de A à Z, m’a laissé des tutos de partout. Si je me trompais, c’était vraiment de ma faute », sourit l’ex-joueur d’Aurillac, ayant évolué en Pro D2.
« Heureux pour lui »Présent lors des amicaux et sur ce début de saison, Bernard a vraiment pris le contrôle vendredi à Grenoble, où Charlotte Ruano n’était pas là. Et, outre l’aspect terrain, avec notamment la gestion des changements, le jeune homme a assuré « l’organisation, avec tout ce qui est logistique, pour que les joueurs soient au mieux et concentrés sur le terrain, sans se préoccuper du reste ». « Je suis parti sur un Master de deux ans d’organisation à l’événementiel sportif à l’école d’AMOS. C’est un master qui varie beaucoup. De base, je devais faire mon alternance au Stade Toulousain, plus du côté événementiel. Mais je vais finalement partir sur l’assistance à Charlotte, parce que c’était une opportunité et un concours de circonstances qui ont fait que j’ai atterri ici », détaille l’intéressé. « Soit tu es un joueur, soit tu es un homme de rugby. Il y a différentes étapes. L’étape de jouer est sympathique, mais il y a beaucoup de façons de rester lié au rugby. Je crois que c’est un homme de rugby qui retrouve un groupe, un quotidien. C’est sa vie, et je suis vraiment heureux pour lui », reconnaît Mauricio, le papa.
Car le rebond et la finalité de l’histoire sont beaux pour Bernard, désormais épanoui en bord de terrain. « Cela me fait plaisir qu’il ait pu trouver un poste plus proche du terrain, et qu’il y prenne du plaisir », appuie Valentino.
Car, oui, Bernard prend du plaisir aux côtés de ses proches. « On préfère toujours jouer, mais c’est ce qui me rapproche le plus du terrain, et on vit quand même de belles émotions, comme vendredi dernier. Ce sont des émotions différentes, mais on reste proche. On joue au rugby pour vivre cela. Je pense que je ne trouverais pas mieux aujourd’hui. »