Le Secrétariat général de l’enseignement catholique fait polémique après avoir proposé que la journée de classe du vendredi 25 septembre soit banalisée dans les établissements privés catholiques. Cette proposition,...
Le Secrétariat général de l’enseignement catholique fait polémique après avoir proposé que la journée de classe du vendredi 25 septembre soit banalisée dans les établissements privés catholiques. Cette proposition, formulée alors que le pape Léon XIV s’apprête à venir la France, dérange des professeurs.
À évènement historique, dispositif historique. Du moins, c’est ce qu’aimerait l’Enseignement catholique. Dans les colonnes de Libération, l’organisme a déclaré vouloir instaurer une journée de classe banalisée à l’occasion de la venue du pape Léon XIV en France le 25 septembre.
Quid de la laïcité ?Comme le rapporte RMC, citant nos confrères, le Secrétariat général de l’enseignement catholique a communiqué une note aux directeurs d’établissements scolaires catholiques sous contrat.
Dans cette dernière, il signale que cette éventuelle journée banalisée "revêt un caractère obligatoire pour les élèves comme pour l’ensemble des enseignants et des personnels, au même titre que toute autre journée scolaire".
Une proposition qui en a laissé plus d’un sceptique, rapporte RMC. Une enseignante, par exemple, a signalé que son établissement n’accueillait pas que des jeunes de confession catholique. Le projet attenterait au principe de laïcité et à la liberté de conscience. En outre, il empiéterait sur les temps de cours.
Obligatoire… puis finalement nonAu micro de nos confrères, l’Enseignement catholique a quelque peu rétropédalé : "On trouve tout à fait normal de proposer ça à nos établissements parce qu’ils portent un projet éducatif chrétien. Il n’y a aucune obligation."
Pas de quoi nier pour autant l’intérêt du projet, signalant que cela serait notamment "l’occasion de réflexions et d’échanges sur des enjeux tels que le harcèlement, l’exposition aux écrans, l’IA, l’ouverture au monde, la paix". Il conviendrait aux chefs d’établissement "d’en arrêter les modalités pédagogiques".
À J-3, il va en tout cas falloir se décider bien vite. Affaire à suivre.
Banaliser une journée de cours signifie "consacrer à d’autres activités une période normalement dévolue à des cours", peut-on lire en guise de définition sur le site du Ministère de l’enseignement supérieur.
Interrogé par franceinfo, l'ex-ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a déclaré que les établissements privés confessionnels disposaient d’un "caractère propre" reconnu par la Constitution.
Ils ont le droit d’organiser des activités sans que cela n’implique la suppression d’heures de cours financées par l’État, et que les programmes scolaires soient respectés. Surtout, que ces activités ne soient pas obligatoires, chose que l’Enseignement catholique avait dans un premier temps réclamée.