Les Mossos d’Esquadra enquêtent depuis mars 2026 sur cinq cambriolages de casernes des Bombers, à Granollers, Tarragone, Cerdanyola et Vic. Des outils de désincarcération ont été dérobés et parfois réutilisés pour...
Les Mossos d’Esquadra enquêtent depuis mars 2026 sur cinq cambriolages de casernes des Bombers, à Granollers, Tarragone, Cerdanyola et Vic. Des outils de désincarcération ont été dérobés et parfois réutilisés pour d’autres vols. Personne n’a encore été interpellé.
Les Mossos d’Esquadra, la police catalane, enquêtent depuis le mois de mars 2026 sur cinq cambriolages distincts visant des casernes des Bombers (sapeurs-pompiers) de la Generalitat de Catalunya, selon des informations révélées par ElCaso le 23 septembre 2026.
Les malfaiteurs s’introduisent à l’intérieur des casernes et forcent des armoires ou des véhicules pour s’emparer d’équipements, en particulier des outils d’ouverture et de désincarcération. Ce matériel serait ensuite réutilisé pour commettre des vols dans d’autres lieux, précisent ces mêmes sources.
Les cinq cambriolages recensés touchent quatre localités. La caserne de Granollers a été visée à deux reprises, celle de Tarragone une fois, celle de Cerdanyola une fois également, et celle de Vic le 12 septembre 2026. Aucun suspect n’a été interpellé à ce jour et les enquêteurs cherchent à déterminer si ces faits relèvent d’un réseau organisé spécialisé dans ce type de cible ou d’actes isolés.
En août 2026, un vérin hydraulique a été retrouvé par la police lors d’une effraction dans un magasin d’informatique à Terrassa. Tout indique que cet outil avait été volé plusieurs semaines auparavant dans une caserne de pompiers. Ce matériel hydraulique, normalement utilisé par les spécialistes des Bombers pour libérer des victimes d’accidents de la route, permet aussi de forcer des portes, facilitant ainsi la tâche des cambrioleurs.
Des équipements indisponibles et un possible marché noirAu-delà du préjudice financier pour les Bombers, ces vols peuvent priver certaines casernes d’équipements essentiels tant que le matériel n’est pas remplacé. Les enquêteurs examinent également l’hypothèse qu’une partie des objets dérobés ait pu être écoulée sur le marché noir, selon des sources proches de l’enquête.
L’enquête s’avère particulièrement délicate à Vic, dans la province de Barcelone. Les agents de l’unité d’investigation du commissariat de la capitale de l’Osona travaillent, selon les termes rapportés par ElCaso, "à l’aveugle", les caméras de sécurité de la caserne étant hors service au moment du cambriolage du 12 septembre.
Ce dysfonctionnement durait depuis plusieurs semaines. L’incident avait été signalé au service technique, mais aucune réparation n’avait encore été effectuée. La police considère qu’il s’agit d’une coïncidence compliquant son travail, sans lien établi avec le vol lui-même.