Pour Léon XIV, ni caviar, ni foie gras au menu. Son cuisinier révèle le plat "populaire" de "notre terroir" qu'il sera servi au pape à Lourdes.
Si le pape Léon XIV vient tout juste d'arriver à Paris, c'est à Lourdes qu'il poursuivra sa visite. Et c'est Guillaume Lahet, le cuisinier de l'évêque, qui est en charge de préparer les trois repas du souverain pontife. Pour l'occasion, ni caviar, ni foie gras au menu. Un "terrain de jeu infini" pour Guillaume Lahet qui est devenu cuisinier du pape il y a un peu plus de trois ans, après avoir fait une carrière dans l'enseignement au lycée hôtelier de Morlaas.
Que mange le pape Léon XIV au petit-déjeuner ?Pour La dépêche du Midi, Guillaume Lahet a révélé avoir "secrètement un jour imaginé cuisiner pour le pape". Un rêve devenu réalité pour le chef qui, après avoir pensé à proposer ses plats préférés au Saint-Père, a finalement choisi de faire du local. "J'essaie de comprendre à chaque fois ce qui va coller au personnage, au moment. Je m'attendais à un protocole strict, mais hormis une délégation venue visiter, à l'exception des serviettes qui peluchaient (sic), tout a été validé. La seule consigne, c'est que le Saint-Père aime tout", a-t-il confié.
Parmi les plats proposés, il y aura un carré de porc noir de chez Sajous cuit pendant sept heures à basse température, de la truite des Pyrénées de Lau-Balagnas ou encore des haricots tarbais. Pour le petit-déjeuner, du gâteau à la broche sera servi à côté des sacro-saintes céréales. Il ne faut pas non plus oublier le pain avec son levain confectionné à base d'eau de Lourdes.
Guillaume Lahet a toujours espéré "servir le pape"En salle, comme en cuisine : l'équipe est toujours la même. Il y a Jean-Luc, le chef des Chapelains depuis 40 ans, mais aussi Sandrine, Domi, Eulalie, Fabrice en salle. "Que des gens qui connaissent la maison et resteront sur place au chalet épiscopal pour être efficaces et réactifs", a indiqué Guillaume Lahet.
"Comme j'avais toujours espéré servir le pape, le menu s'était dessiné dans ma tête. Ce qui m'a surpris, c'est que finalement on a eu de la marge de manœuvre. Le pape ne sait pas ce qui lui sera servi. Du coup, j'ai pu prendre mon pied sur certains plats, comme la poule au pot en croûte avec sa brioche feuilletée, avec plusieurs jours de préparation. Ça a du sens car c'était le plat du peuple et des bergers. Et puis, je finirai par découper en salle devant le Saint-Père. J'aurais ainsi une chance de le voir car en cuisine, on est souvent dans notre grotte, sans voir les gens. Je ne pouvais pas le louper", a-t-il ajouté par la suite.
Cuisiner pour le pape Léon XIV, c'est une certaine pression sur les épaules de Guillaume Lahet et son équipe. Mais toujours concentré, il a fait savoir : "Tout est prêt dans la tête mais tout reste à faire. On est dans les starting-blocks, donc il y a une forme de pression mais surtout d'impatience que ça débute. Je ne boude pas mon plaisir. Je crois beaucoup aux intentions qu'on met dans la cuisine, en étant au plus près de celui à qui c'est destiné."
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