Encore une fois, les Agenais auraient pu, voire dû faire mieux ce vendredi. Ils ont eu les opportunités, mais ne les ont pas converties. Un peu à l'image de ce premier bloc manqué...
l'essentiel Encore une fois, les Agenais auraient pu, voire dû faire mieux ce vendredi. Ils ont eu les opportunités, mais ne les ont pas converties. Un peu à l'image de ce premier bloc manqué...
On ne sait pas si on pouvait parler de hold-up en cas de victoire agenaise, ce vendredi soir en Charente, au vu de la physionomie de la rencontre, mais ce qui est sûr, c’est que le SUA n’était pas loin du coup parfait durant la majeure partie de la rencontre. Car Agen a surpris.
Rapidement, on a senti les coéquipiers de Santiago Socino assez maladroits ballon en mains. Les erreurs se sont vite comptées. En témoignent les grossiers en-avants de Julien Koteureu sur la première attaque, de Clément Garrigues, tout seul sur une touche à l’entrée des 22 adverses, gâchant ainsi une bonne opportunité, ou encore d’Hugo Bouyssou, sur le renvoi consécutif à l’essai de Mathias Jean, occasionnant celui de Kaminieli Rasaku pour remettre les compteurs à zéro (5-5, 13e).
Alors, quand le jeu est parfois plus difficile à créer, il faut s’en remettre à d’autres leviers. Notamment celui du réalisme, ce qu’ont fait les Agenais. « Il y a la première mi-temps où on n’est pas dominateurs, mais hyper réalistes. On a marqué deux essais sur deux turnovers, deux essais de cent mètres », résume d’ailleurs Mauricio Reggiardo.
La pénaltouche de trop...Le SUA vire à 15-12 à la pause sur deux contres de 80 mètres, où Jean et Lucas Martins ont fait étalage de leur vitesse. Un petit miracle tant il avait été dans le dur. Et le scénario rêvé s’est poursuivi dès la reprise avec, cette fois, un essai magnifiquement construit et conclu par Bouyssou (12-22, 44e).
Le problème, c’est que les Agenais, si cliniques jusque-là et jetant un immense froid dans les travées de Chanzy, ne vont pas tuer le match. Au cœur de leur seul gros temps fort de la rencontre, les joueurs de Reggiardo vont bénéficier d’une pénaltouche à moins de dix mètres de l’en-but adverse, grâce à un gros jeu au pied de Jean.
Mais une incompréhension va tout mettre en l’air, avec un lancer de Santiago Socino lobant tout le monde et atterrissant dans les bras des locaux. « Il y a ce ballon important pour faire mal à la tête, mais on le perd, et on enchaîne des erreurs, des pénalités... On manque de maîtrise. Tu peux te retrouver à 27-12 et tu te retrouves à 22-19 », poursuit le manager du SUA.
Car l’apport du banc charentais, notamment autour de l’international géorgien Gela Aprasidze, va amener un supplément d’énergie aux locaux, terminant mieux la rencontre face à des visiteurs « physiquement dans le dur », comme le constatait le centre du SA XV Arthur Proult, et pas aidés par des changements contraints (Romain Delemarle victime d’un coup à la crête iliaque, William Demotte sorti sur béquille...). « On finit avec un huit en mêlée avec lequel on n’avait pas travaillé. Ils ont été forts à partir de la mêlée », note Reggiardo.
Dominé, contraint de faire le dos rond, un peu comme à l’image de toute la partie, Agen a plié, avant de rompre dans les dix dernières minutes. Pire, les « bleu et blanc » ne vont même pas parvenir à sécuriser un point de bonus défensif, après une nouvelle faute, puis un contre après une nouvelle imprécision, et un énième ballon perdu... « Je ne sais pas si on le méritait », avoue Reggiardo. Malgré tout, il n’aurait pas fait de mal comptablement...