Alors qu’il publie un magnifique roman, l’auteur de « Trente Ans et des poussières » évoque, avec son éditeur français, le New York des années 1980 et son « meilleur ennemi », Bret Easton Ellis…
Oliver Cohen et Jay McInerney PATRICE NORMAND/LEEXTRA VIA OPALE.PHOTO — LEONARDO CENDAMO/GETTY IMAGES
Pour aller plus loin
Il a passé une partie de l’été en France, dans un célèbre hôtel du cap d’Antibes qui lui rappelle « Tendre est la nuit » de Fitzgerald. C’est même devenu une tradition, car il y séjourne depuis vingt ans. Jay McInerney aime la France, qui a très tôt vu en lui le grand romancier américain des années 1980, une reconnaissance que l’on doit pour beaucoup à Olivier Cohen qui a publié son premier livre « Bright Lights, Big City » en français, il y a une quarantaine d’années, aux Editions Mazarine (il publiera ses romans suivants aux Editions de l’Olivier). Dans « Rendez-vous sur l’autre rive », Jay McInerney retrouve les personnages de Russell, l’éditeur, et de Corrine, qu’il avait mis en scène pour la première fois dans « Trente Ans et des poussières ». Au programme, la crise de la soixantaine, le Covid et New York qui n’est plus tout à fait New York.
Olivier Cohen, quel est votre premier souvenir de Jay ? Et vous, Jay McInerney, vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Olivier ?Olivier Cohen Nous nous sommes rencontrés grâce à Raymond Carver que j’ai publié en 1985, à peu près.
Jay McInerney J’étais venu voir Olivier dans son bureau, q…
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