Après six ans à la tête du Guapo à Perpignan, Bruno Mas passe la main à Guilhem Ibanez et Antoine Chevallier à la fin du mois de septembre 2026. Anciennement à Collioure, les deux repreneurs espèrent désormais que les...
Après six ans à la tête du Guapo à Perpignan, Bruno Mas passe la main à Guilhem Ibanez et Antoine Chevallier à la fin du mois de septembre 2026. Anciennement à Collioure, les deux repreneurs espèrent désormais que les Catalans "seront au rendez-vous à Perpignan".
Guilhem Ibanez et Antoine Chevallier, deux Catalans de tout juste 27 ans, ne pensaient pas reprendre un jour cette enseigne emblématique du centre-ville de Perpignan, le Guapo. Pendant trois ans à la tête des Templiers à Collioure, la location-gérance a finalement pris fin, et leur rêve de la plage et du clocher aussi. Jusqu’à ce qu’une publication Facebook leur donne une autre perspective.
"On est partis en vacances en famille et arrivés à l’aéroport, on voit une annonce pour un local. On s’est dit bon, on envoie quand même un message, sait-on jamais. Il s’avère que c’était le Guapo, et on s’est toujours dit s’il y a quelque chose qu’on doit racheter, c’est celui-là", ont confié les deux amis de longue date. Bruno Mas, 30 ans, à la tête de l’enseigne depuis 2020, avait donc choisi de laisser sa place, ainsi que ses associés Anouxay Visavath et Pierre Pesquies, partis eux aussi.
Bruno Mas (deuxième sur la photo) était à la tête de l’enseigne depuis 2020.
Charles Baron
Dans cette rue, les gens savent que c’est la fête
Bruno Mas dirige toujours d’autres établissements, La petite cuisine sur la place République et La Case à Sainte-Marie. Mais alors que le Guapo ne lui "correspondait" plus trop, ces repreneurs avaient le profil parfait : "On s’est rencontrés, on a discuté et ça l’a fait. Ils sont un peu plus jeunes, ils sont un peu dans la vibe du moment, donc ça colle très bien à l’établissement".
Guilhem Ibanez et Antoine Chevallier étaient déjà très familiarisés avec ce restaurant de la rue des Fabriques couvertes à Perpignan. Pour la suite, l’ambiance devrait garder la même dynamique. "La direction artistique du lieu, elle nous plaît, elle est géniale", ont-ils lancé. Et côté cuisine, le nouveau chef apportera une touche sud-américaine.
Bien qu’ils avouent avoir une petite pression et espèrent "être à la hauteur", les deux jeunes restaurateurs sont persuadés d’une chose : "C’est devenu institutionnel à Perpignan. Dans cette rue, les gens savent que c’est la fête". Et chaque établissement du coin garde son style. Comme ils le décrivent, "Le comptoir est un peu rap et hip-hop, Mistinguette est plutôt généraliste et le Guapo, un peu plus jeune, latino et commercial".