Face à l'intensification des menaces et aux vulnérabilités des infrastructures critiques, le gouvernement français accélère sa stratégie de résilience. Entre simulation de black-out géant prévue pour 2027 et protection des secrets industriels, l'État exhorte les directions à se protéger sans sacrifier l'attractivité.
Face à l'intensification des menaces et aux vulnérabilités des infrastructures critiques, le gouvernement français accélère sa stratégie de résilience. Entre simulation de black-out géant prévue pour 2027 et protection des secrets industriels, l'État exhorte les directions à se protéger sans sacrifier l'attractivité.
La dépendance des entreprises aux infrastructures énergétiques et numériques exige désormais une préparation aux pires scénarios. Suite à la défaillance du réseau électrique espagnol au printemps 2025, les autorités françaises programment un exercice de simulation à l'échelle nationale pour 2027.
Pour les DSI, cet exercice souligne l'urgence de tester la robustesse des Plans de Continuité d'Activité (PCA) et la redondance des centres de données face à d'éventuelles ruptures d'approvisionnement.
« On croit beaucoup à la valeur des exercices. On sait qu'il existe des vulnérabilités sur notre système électrique qui peuvent avoir des répercussions en cascade sur l'ensemble de nos grands réseaux, télécoms, transport, etc. », indique Nicolas Roche, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), dans Les Echos.
L'implication inévitable du Comex dans la sécuritéAu-delà de la résilience technique, c'est l'ensemble de la stratégie de protection des actifs immatériels qui est repensée. La loi de programmation militaire intègre déjà des outils de constitution de stocks stratégiques et des garde-fous contre le débauchage agressif d'ingénieurs.
Toutefois, la prévention face à l'ingérence requiert une implication du sommet de la hiérarchie.
L'anomalie juridique française, soulignée par le récent rapport du député Charles Rodwell, considérant que l'espionnage économique n'est pas encore qualifié d'infraction pénale, oblige les entreprises à se rabattre sur des parades contractuelles complexes.