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Les forces américaines se retirent d’Irak après plus de 20 ans de présence, l’Iran et l’État islamique en embuscade

Дата публикации: 30-09-2026 06:48:03

Les forces américaines quittent ce mercredi 30 septembre leurs dernières bases en Irak, laissant craindre une influence accrue de l’Iran et de ses alliés chiites. Bien que ce retrait soit salué par de nombreux...

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Les forces américaines quittent ce mercredi 30 septembre leurs dernières bases en Irak, laissant craindre une influence accrue de l’Iran et de ses alliés chiites. Bien que ce retrait soit salué par de nombreux Irakiens, des inquiétudes persistent quant à la capacité des forces locales à contenir l’État islamique et à maintenir la sécurité.

Les forces américaines se retirent ce mercredi 30 septembre de leurs dernières bases en Irak, un départ qui risque de laisser le champ libre à l’Iran et à ses appuis chiites dans le pays.

Le président américain Donald ⁠Trump a décidé de mener à bien ce retrait, décidé en 2024 par son prédécesseur Joe Biden, quand bien même il a déclenché avec Israël un nouveau conflit contre l’Iran en février dernier.

Le Corps des gardiens de la révolution iraniens a appelé les Américains à voter contre les alliés de Donald ⁠Trump au ‌Congrès lors des élections de mi-mandat qui se tiendront le 3 novembre prochain.

Si le départ des forces américaines est largement plébiscité par les Irakiens, certains craignent que les forces de sécurité formées et financées par les États-Unis ne soient toujours pas en mesure de protéger le pays.

"La leçon à tirer des deux dernières décennies est ‌que les vides de sécurité peuvent être extrêmement dangereux", a déclaré Djassim al Bahadli, spécialiste des mouvements armés chiites alignés sur l’Iran.

Les États-Unis ont envahi l’Irak en 2003 pour renverser le dirigeant sunnite Saddam Hussein, puis ont occupé le pays, installé un gouvernement à dominante chiite et combattu pendant des années une rébellion de mouvements armés disparates, mais essentiellement djihadistes, avant de se retirer une première fois en 2011.

Ils ont été contraints de revenir seulement trois ans plus tard pour aider ​les forces irakiennes à vaincre l’organisation sunnite État islamique entre ⁠2014 et 2017. Environ deux fois plus d’Américains sont morts ‌dans l’opération "Iraqi Freedom" que dans la guerre lancée parallèlement en Afghanistan après les attentats du 11 ⁠septembre 2001 aux ‌États-Unis, qui s’est achevée de manière abrupte avec un retrait des forces américaines en 2021.

Un "plan B viable" ?

L’Iran, qui affirme que ‌son objectif ultime est de forcer les forces américaines à quitter l’ensemble du Moyen-Orient, présente le retrait américain d’Irak comme un triomphe pour son "axe de la résistance", composé de groupes armés qui lui sont alliés à travers la région.

"Ce qui est encore plus préoccupant, ce n’est pas nécessairement une ‌intervention iranienne directe, ‌mais la possibilité que les groupes alliés à l’Iran se sentent de plus en ​plus forts en l’absence d’une présence militaire occidentale", a déclaré Ahmed Younis, analyste politique basé à Bagdad.

"Ces groupes pourraient tenter d’étendre leur ‌rôle dans l’élaboration des politiques d’État et de consolider leur présence ‌au sein d’institutions ‌clés".

Certains responsables de la sécurité en Irak, aussi bien au niveau du gouvernement fédéral que dans la région semi-autonome kurde dans le nord du pays, perçoivent un autre risque au retrait américain : le réveil des combattants de ⁠l’État islamique, qui, malgré la défaite de leur califat autoproclamé il y a près de 10 ans, entretiennent un réseau de cellules dormantes.

Au faîte de son expansion, l’EI contrôlait un tiers du territoire irakien et soumettait ou tuait les populations jugées impies.

En l’absence de renseignement, d’appui logistique et de drones fournis par les États-Unis, il aura l’occasion de reconstituer ses forces, prédit le chef militaire kurde Sirouane Barzani. "La question la plus importante aujourd’hui est de savoir si les institutions sécuritaires irakiennes ont préparé un plan B viable pour la phase post-coalition", a déclaré le général à la retraite de l’armée irakienne Mohammed al Djoubouri, qui a dirigé une brigade lors de la guerre contre l’État islamique.

"L’un des pires scénarios serait que l’État islamique se procure des ​drones ​armés ou des drones équipés d’engins explosifs improvisés, alors que l’Irak ne dispose toujours pas de capacités de défense aérienne suffisantes pour contrer efficacement ‌de telles menaces."

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