Un procureur américain a rouvert lundi une enquête sur un viol collectif présumé commis en 2024 par des étudiants de l’université Cornell, dans l’Etat de New York. L’affaire n’avait donné lieu à aucune poursuite à l’époque, et scandalise désormais stars et internautes américains.
L’université de Cornell, dans l’Etat de New York aux Etats-Unis, est au coeur d’un scandale après une récente plainte pour un viol collectif datant de 2024. MATT ROURKE/AP/SIPA
L’affaire agite le moindre plateau télé américain, scandalise les internautes sur les réseaux sociaux et fait réagir jusqu’à Hollywood. Ce lundi 28 septembre, un procureur américain a rouvert une enquête sur le viol collectif présumé d’une étudiante de l’université de Cornell, appartenant à la prestigieuse Ivy League, et situé dans l’Etat de New York. La victime a récemment déposé une plainte au civil où elle accuse sept membres de la fraternité Chi Phi, précisant qu’à l’époque des faits rapportés - en 2024 - quasiment aucune poursuite judiciaire n’avait été engagée. « Le Nouvel Ob » vous récapitule l’affaire.
Un viol collectif présumé avec usage de stupéfiantsDans sa plainte en civil déposée le 18 septembre, celle que l’on surnomme publiquement « Jane Doe » raconte être rentrée seule il y a deux ans, le soir du 19 octobre 2024, d’une soirée alcoolisée de sa sororité [organisations étudiantes non-mixtes souvent présentes sur les campus américains, NDLR]. Elle serait allée dans le bâtiment de la fraternité de Chi Phi, pour y voir un ami. Elle rapporte y avoir été « abreuvée » d’alcool et poussée à prendre de la kétamine. Dans un premier temps, deux hommes de la fraternité l’auraient agressée sexuellement. Puis d’autres les auraient rejoints plus tard dans la soirée, invités via un groupe Snapchat.
Des captures de la conversation, révélées par le média américain CBS, montrent des messages glaçants, envoyés à 1h42 du matin. Des rapports sexuels « gratuits », un « magasin toujours ouvert »… La plaignante aurait été violée par sept hommes durant plusieurs heures. En plus de cette conversation, la plainte de 101 pages est largement relayée et commentée en ligne. Et suscite désormais une avalanche de réactions de personnes s’étonnant qu’aucune poursuite judiciaire n’ait été lancée lors du premier signalement par la victime auprès de la police. Car la victime s’est plainte que les auteurs présumés avaient pu « atténuer la portée de leur conduite en rendant des dissertations » à l’université.
Peu de sanctionsDe son côté, le porte-parole de l’université Kyle Kimball rappelle que des sanctions disciplinaires ont été prises contre les auteurs présumés, allant « jusqu’à l’exclusion et la suspension. » Et qu’une dissertation ne leur avait jamais été demandée « comme seule conséquence de leur comportement. » La fraternité Chi Phi a quant à elle été dissoute en 2024.
Kyle Kimball assure désormais que l’université soutient la décision de rouvrir les investigations. De son côté, Matthew Van Houten, procureur du comté de Tompkins, s’est justifié lundi dans un communiqué de n’avoir pas poursuivi les auteurs en 2024. Selon lui, le témoignage de « Jane Doe » ne permettait pas alors d’établir une absence de consentement. L’université a accepté cette semaine une enquête indépendante sur la manière dont elle avait géré cette affaire.
De multiples plaintesEn novembre 2024, la plaignante s’était rendue à l’antenne de police de Cornell University. Selon Matthew Van Houten, elle aurait à l’époque décrit sa prise de drogues et ses rapports sexuels comme « volontaires, conscients et consentis. » De son côté, son avocat assure qu’elle était alors « traumatisée, engourdie et incapable de fonctionner ou d’accepter l’horreur de ce qui lui est arrivé. »
L’antenne de police a quant à elle fait parvenir des retranscriptions de ses échanges le 14 novembre avec Jane Doe, mentionnant cette phrase : « Je peux affirmer à 100 % que j’ai été violée. » Et ABC News de compléter par un autre rapport de police datant du 15 novembre contenant cette accusation : « ils auraient dû savoir à quel point j’étais droguée à la manière dont j’articulais difficilement mes mots. »
C’est à la lecture de la nouvelle plainte en civil que Matthew Van Houten a estimé nécessaire de devoir rouvrir l’enquête. Il envisage désormais des poursuites pénales contre les sept hommes, et reconnaît « qu’il peut falloir des années de thérapie et de reconstruction aux victimes d’agressions sexuelles pour comprendre pleinement et prendre la mesure de ce qui leur est arrivé. »
Le scandale ne faiblit pasPour autant, l’affaire continue de remuer les Etats-Unis. Réagissant à cette affaire, la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, a dénoncé dimanche lors d’un meeting une « culture du viol, des agressions sexuelles et de la pédophilie » encore « protégée dans les établissements d’élite. » La plaignante, « cette survivante, en a terminé avec ses études, parce qu’on ne peut pas rester à l’université quand quelque chose comme cela vous arrive. »
L’actrice britannique Florence Pugh a publié un message sur son compte Instagram suivie par plus de 10 millions d’abonnés où elle fustige aussi « les établissements d’enseignement supérieur [qui] laissent régulièrement tomber les femmes [et] forment des hommes à qui l’on répète sans cesse qu’ils peuvent causer un préjudice extrême sans risquer de subir de représailles. »
D’après l’université Cornell elle-même, 35 % des étudiantes de Licence ont subi en 2025 des contacts sexuels « non consentis », c’est-à-dire, usant de « la force ou l’incapacité. » Et de préciser que « la plupart des incidents se produisent dans des locaux affiliés au campus, comme des halls de résidence ou des maisons de fraternité » et que l’« alcool est impliqué dans plus de la moitié des cas. »
Par Service Actu
| # | Наименование новости | Тональность | Информативность | Дата публикации |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Åklagare återupptar utredning om gruppvåldtäkt på elituniversitet | 0 | 11.79 | 29-09-2026 |
| 2 | New revelations in Cornell sexual assault case spark outrage | 0 | 10.34 | 01-10-2026 |
| 3 | Prosecutors are reopening a Cornell fraternity rape case. Here's what we know | 0 | 7.67 | 28-09-2026 |
| 4 | DA reopens case accusing 7 men of rape at Cornell University | 0 | 17.17 | 28-09-2026 |
| 5 | DA reopens case accusing 7 men of rape at Cornell University | 0 | 17.17 | 28-09-2026 |
| 6 | DA reopens case accusing 7 men of rape at Cornell University | 0 | 17.17 | 28-09-2026 |
| 7 | DA reopens case accusing 7 men of rape at Cornell University | 0 | 17.17 | 28-09-2026 |
| 8 | Proč změnila výpověď? S podezřením na hromadné znásilnění na Cornellově univerzitě je to složitější | 0 | 11.28 | 01-10-2026 |
| 9 | Семь ответчиков и ни одного обвинения: что произошло в американском Корнелле | 0 | 9.82 | 29-09-2026 |
| 10 | Иск об изнасиловании семью студентами заставил прокурора вернуться к делу | 0 | 9.37 | 29-09-2026 |