Ce jeudi 1er octobre, environ 300 élèves ont bloqué l'entrée de la cité scolaire Léo-Ferré à Gourdon, exprimant leur colère contre le système éducatif et les conditions d'apprentissage. À Figeac, 150 jeunes se sont...
l'essentiel Ce jeudi 1er octobre, environ 300 élèves ont bloqué l'entrée de la cité scolaire Léo-Ferré à Gourdon, exprimant leur colère contre le système éducatif et les conditions d'apprentissage. À Figeac, 150 jeunes se sont rassemblés devant le lycée Champollion, dénonçant la surcharge de travail et les infrastructures vétustes.
Les lycéens sont en colère. Si à Cahors, ils se sont largement mobilisés, et que des affrontements ont éclaté avec la police, d'autres établissements aussi étaient dans les rues.
À Gourdon, l’entrée de la cité scolaire Léo Ferré était bloquée ce jeudi matin par quelque 300 élèves. Ils avaient déjà parcouru les entrées de ville affichant leurs pancartes de revendications, des drapeaux nationaux flottent au vent, des T-shirts peints portent "Générations 2 révoltées".
Quelques 300 élèves se sont réunis à Gourdon.
DDM P.L.
Mila se dit choquée par le mépris des dirigeants : "Les vieux décident pour nous et ne nous écoutent pas. Nous sommes inquiets, quel avenir avons-nous dans un monde surexploité et violent, faisant référence aux abus sur l’écologie des grands groupes industriels, aux guerres qui sévissent partout dans le monde, c’est déprimant", dit-elle. Inès révèle un malaise bien réel : "Nous ne voulons pas un parcoursup mais un parcours sûr, contestant l’algorithme de sélection jugé anxiogène, inégalitaire et opaque". Romaine proteste contre le manque de moyens : la vétusté des établissements, rappelant l’épisode caniculaire proche des 40 °C dans les classes et le manque de professeurs, ce qui affecte leur programme scolaire. "Professeurs et élèves sont à bout pendant que de coûteux repas se font à l’Assemblée nationale", lance-t-elle. Maya affirme qu’ils sont tous overbookés par des cadences infernales, hyper fatigués, assommés par les horaires et les devoirs, leur jeunesse s’envole et à l’horizon ils devront assumer une dette qui n’est pas la leur. Maya vit les pires heures de sa vie, des migraines sévissent chaque jour et aucun soutien à la santé, pour elle c’est "souffres et tais-toi".
150 jeunes à FigeacCent cinquante jeunes se sont rassemblés devant le lycée Champollion à Figeac, rejoints par quelques élèves de Jeanne-d'Arc. Après une première tentative mardi, ce mouvement a pris forme vers 13 h 15, autour de barrières et de poubelles. L'une d'elles a été embrasée au niveau du giratoire, un acte suivi de trois interpellations par les gendarmes. Beaucoup ont jugé cette action "immature", regrettant la mauvaise image donnée.
Dans la cité figeacoise, ce sont 150 élèves qui se sont mobilisés.
DDM A.L.
Cette manifestation n'a pas été marquée par l'ampleur de leurs revendications, quelques-uns dénonçant des emplois du temps avec énormément de trous et une surcharge de travail, un professeur de français absent en première, la chaleur dans les salles ou encore des repas de mauvaise qualité. Devant le lycée, la proviseure était présente, garantissant l'accès à l'établissement pour les élèves et le personnel. Au bout d'une heure, les jeunes se sont dispersés, libérant l'avenue Fernand-Pezet.