Chaque dimanche, la chroniqueuse américaine Rebecca Strong et son mari partagent la même routine, et elle leur fait beaucoup de bien.
Life 20/09/2026 12:33
Chaque dimanche, la chroniqueuse américaine Rebecca Strong et son mari partagent la même routine, et elle leur fait beaucoup de bien.

SDI Productions / Getty Images
Avoir une conversation guidée chaque dimanche permet à ce couple de mieux communiquer (photo d’illustration).
EN BREF
• Un couple utilise cinq questions chaque dimanche pour mieux communiquer et prévenir les conflits, selon Rebecca Strong.
• Les questions couvrent amour, stress, attentes positives, proximité et sujets sensibles, facilitant une discussion ouverte et proactive.
• Ce rituel hebdomadaire aide à exprimer gratitude, gérer le stress et aborder les tensions dans un espace sécurisant.
L’IA au HuffPost.
Comment favoriser la communication au sein du couple lorsque les tracas du quotidien s’accumulent et laissent parfois peu de place à la discussion ? C’est la question que s’est posée la chroniqueuse américaine Rebecca Strong après la naissance de son premier enfant l’an dernier. « Mon mari et moi avons compris qu’une fois la maison calme et notre bébé endormi, nous n’avions plus beaucoup d’énergie pour discuter », écrit-elle dans Business Insider.
Résultat, « les petites frustrations avaient tendance à s’installer, car il semblait ne jamais y avoir de “bon” moment pour en parler ». Pour y remédier, Rebecca et son mari ont donc instauré une solution qui fonctionne pour leur couple : un temps hebdomadaire avec cinq questions précises pour cadrer la discussion. « Au lieu de perdre du temps avec des questions comme “De quoi voudrais-tu parler”, “Je ne sais pas, et toi ?”, nous suivons simplement notre liste, chacun prenant la parole ou écoutant à tour de rôle », explique-t-elle.
« C’est l’habitude la plus utile que nous ayons adoptée dans notre couple », assure la chroniqueuse en partageant la liste des questions de ce « bilan de santé » auxquelles chacun répond tous les dimanches. « La première question, “Qu’est-ce qui t’a fait te sentir aimé cette semaine ?” – nous offre une occasion idéale d’exprimer notre gratitude. Je peux dire à mon mari combien j’ai apprécié qu’il se lève pour s’occuper du bébé au milieu de la nuit. »
La deuxième question permet d’extérioriser les ennuis du quotidien : « Quelle est ta principale source de stress pour la semaine qui arrive, et que puis-je faire pour t’aider ? » Rebecca Strong souligne que le fait d’énoncer ses sources de stress évite les ruminations. « De plus, lorsque mon mari et moi les partageons, nous parvenons à trouver des solutions ensemble et de manière proactive. »
Anticipation positiveMais le couple essaie de ne pas s’appesantir sur les « événements potentiellement anxiogènes à venir » en s’attardant plutôt sur la troisième question : « Qu’attends-tu avec impatience cette semaine ? » Une « anticipation positive » dont les effets bénéfiques ont été prouvés par la recherche.
« Qu’est-ce qui te permettrait de te sentir plus proche de moi cette semaine ? » : cette quatrième interrogation permet d’expliciter ses attentes, chacun ayant un « langage de l’amour » qui lui est propre. « Parfois, pour moi, c’est aussi simple que de prendre le petit-déjeuner ensemble ou de recevoir un SMS pour prendre des nouvelles après ma séance de psy. »
La question la plus importante est peut-être la cinquième, qui vise à désamorcer les conflits. « Y a-t-il quelque chose dont nous devrions parler maintenant avant que cela ne prenne de l’ampleur ? », se demandent mutuellement Rebecca et son mari. Évoquer un sujet sensible « à la fin d’une journée de travail épuisante ou à un moment où l’un de nous deux est déjà sous le coup de l’émotion a peu de chances d’aboutir à une discussion constructive », souligne Rebecca Strong.
« Dans l’application Notes de mon iPhone, je note parfois quelque chose qui m’a agacée – par exemple quand mon mari a oublié de me dire qu’il travaillait tard – pour ne pas oublier d’en parler le dimanche », témoigne-t-elle. Dans certains cas, le malaise s’est dissipé avant la fin de la semaine. Dans d’autres, le temps d’échange offre un « espace sécurisant » pour parler des points sensibles.