Depuis fin août, Catherine Schütterlé dirige l’hôpital privé du Grand Narbonne (groupe Elsan). Originaire de Savoie, elle arrive de Lyon, où elle était à la tête de la clinique Val d’Ouest. Avec une approche...
Depuis fin août, Catherine Schütterlé dirige l’hôpital privé du Grand Narbonne (groupe Elsan). Originaire de Savoie, elle arrive de Lyon, où elle était à la tête de la clinique Val d’Ouest. Avec une approche résolument tournée vers le terrain, elle entend répondre au plus près aux besoins de la population locale.
"On est venu me chercher, et j’ai vite été séduite par les caractéristiques de l’établissement et, je dois le dire, par la région", confie Catherine Schütterlé, nouvelle directrice de l’HPGN du Grand Narbonne.
Sa première ambition est claire : bien connaître le territoire et sa patientèle pour pouvoir répondre au mieux à ses attentes. Quelques semaines après son arrivée, la nouvelle directrice a déjà identifié certaines spécificités locales, notamment un nombre important de personnes atteintes de diabète ainsi que des situations d’obésité. Elle mesure également une autre caractéristique du territoire : dans l’Aude et plus particulièrement sur le littoral, la population est plus âgée que la moyenne nationale.
Une dirigeante qui connaît le monde médicalSi Catherine Schütterlé n’est pas médecin, elle assure avoir "préparé sa carrière suffisamment en amont, il y a 25 ans, pour ne pas être une dirigeante cantonnée aux seules fonctions administratives". Elle est notamment titulaire d’un diplôme d’ingénieur en information médicale, une formation qui lui permet, selon elle, de mieux comprendre les problématiques des praticiens, mais aussi celles des patients et des personnels.
Sa conception du management tient en quelques mots : faire de l’hôpital "un établissement où tout le monde se sent bien, rassuré et entendu". Une exigence qu’elle entend appliquer aussi bien aux patients qu’aux salariés.
Robotique, intelligence artificielle et prise en charge des seniorsCatherine Schütterlé affiche également plusieurs ambitions pour l’hôpital privé du Grand Narbonne. Parmi elles, le maintien du niveau de certification de l’établissement, actuellement évalué à 98,4/100 par la Haute Autorité de santé.
La directrice souhaite également accompagner le développement des nouvelles technologies médicales, notamment avec l’arrivée de robots, et optimiser encore davantage l’utilisation de l’intelligence artificielle. Elle cite notamment des applications possibles en imagerie digestive.
Mais l’innovation ne doit pas faire oublier les besoins plus classiques. L’amélioration de la gériatrie et de la prise en charge des patients seniors, aussi bien en hôpital de jour qu’en consultation, figure ainsi parmi ses priorités.
Catherine Schütterlé entend miser sur le collectif et la qualité de vie au travail.
Photo Philippe LEBLANC
Au-delà des équipements et des projets médicaux, la nouvelle directrice entend préserver ce qui constitue, à ses yeux, une autre force de l’HPGN : son équipe. Elle souligne que " le personnel reste et le turn-over est faible ", signe, selon elle, d’une certaine stabilité qu’il convient de préserver.
Dans un univers hospitalier où la pression et les contraintes peuvent parfois peser sur les relations humaines, Catherine Schütterlé entend donc aussi miser sur le collectif et la qualité de vie au travail.
Et dans cet établissement où elle souhaite que patients comme salariés se sentent "rassurés et entendus", son sourire, dont elle ne semble guère se départir, pourrait bien constituer un atout supplémentaire pour cette nouvelle directrice appelée à travailler au quotidien avec médecins, soignants, administratifs et agents.