Jusqu’à ce soir, le festival Par Amour des Lettres investit le Hall 82, au parc Aussonne. Une quarantaine d’artistes de la scène street art seront à l’œuvre sous les yeux du public, qui pourra également profiter...
l'essentiel Jusqu’à ce soir, le festival Par Amour des Lettres investit le Hall 82, au parc Aussonne. Une quarantaine d’artistes de la scène street art seront à l’œuvre sous les yeux du public, qui pourra également profiter d’ateliers et de nombreuses animations.
Ce samedi, des personnages de jeux vidéo ont envahi les murs du Hall 82. Mario, Sonic, Earthworm Jim ou encore Raiden, l’un des héros de Mortal Kombat, apparaissent peu à peu sous les bombes des artistes. Un thème choisi par le collectif Mister Freeze, organisateur du festival "Par Amour des Lettres", pour parler à plusieurs générations et laisser à chacun la liberté de s’approprier ces figures familières.
Mais à l’extérieur du hangar, les graffeurs ont carte blanche. Parmi eux, Mog, une paloise qui connaît déjà bien Montauban. Elle y a notamment signé deux œuvres monumentales : un portrait d’Olympe de Gouges, face au théâtre qui porte son nom, ainsi qu'une fresque inspirée de La Source, d’Ingres. Son travail s’intéresse depuis une douzaine d’années à l’identité féminine dans l’espace public. Pour ce week-end, elle a choisi une personnalité historique : Mary Wollstonecraft, dite Mary Shelley, écrivaine et philosophe anglaise du XVIIIe siècle, engagée en faveur des droits des femmes. "J’avais envie qu’il y ait quelque chose en lien avec la liberté", explique-t-elle. Son style se reconnaît notamment à ces regards qui semblent suivre les passants, travaillés de façon très géométrique, comme s’ils avaient été découpés dans un calque numérique.
Les enfants invités à ouvrir l'oeilUn peu plus loin, Manü, venue de Toulouse, travaille sur un format plus petit, avec une toile d’environ 1,30m sur 1m. L’artiste peint des personnages imaginaires dans un univers très enfantin. "J’aime bien cacher des choses dans mes tableaux pour que les gens puissent chercher et découvrir", précise-t-elle. Une habitude qui prend tout son sens pour ce festival. Les participants ont en effet été invités à cacher une lettre dans leur œuvre, que les enfants doivent ensuite retrouver. "L’idée, c’est qu’ils prennent le temps de regarder et qu’ils puissent aussi aller poser des questions aux artistes" souligne Julia Forma, artiste et chargée de communication du collectif Mister Freeze
Autour des fresques, plusieurs activités sont également proposées ce dimanche au Hall 82, avec notamment un salon de tatouage, des ateliers de dessin sur bombe et d’initiation au graffiti, ainsi qu’une compétition de skate.