Moins de cinq ans après le procès « V13 » qui a jugé le dossier des attaques terroristes du Bataclan, des terrasses et du Stade de France en 2015, Mohamed Bakkali s’apprête à obtenir le régime de la liberté conditionnelle en Belgique. Même si les textes ont été strictement appliqués, la nouvelle sème la confusion. Une réunion est organisée à Paris ce mercredi par les autorités belges pour les parties civiles.
Hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre devant la salle de concert du Bataclan, à Paris, le 13 novembre 2025, dix ans après les attaques terroristes qui ont fait 132 morts. LAURENT CARON/HANS LUCAS VIA AFP
Ce n’est que le 29 septembre que le tribunal de l’application des peines (TAP) de Bruxelles doit, selon toute probabilité, accorder une libération conditionnelle à l’un des hommes-clés des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 132 morts à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Mais, déjà, les interrogations fusent dans la petite communauté des victimes qui avaient formé le cœur battant du procès des attaques terroristes (dit « V13 ») qui s’est déroulé entre septembre 2021 et juin 2022. Dès cet été, la rumeur s’est doucement installée, sous la forme de questions : le verdict du procès historique serait-il déjà détricoté par des différences techniques entre les droits belge et français ? Les autorités françaises savaient-elles, au moment du « V13 », que de tels aménagements pourraient concerner des accusés emblématiques ? Et comment, désormais, les autorités judiciaires peuvent-elles faire preuve de pédagogie pour échapper à toute polémique hâtive ?
« Nous avons conscience que la procédure d’exécution des peines est complexe et peut susciter beaucoup de questions. Afin d’y répondre et permettre à toutes et tous d’obtenir les renseignements utiles, nous vous proposons une séance d’information en français », ont pu lire ces dernières semaines les…
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