Ce mercredi 7 octobre, le tribunal judiciaire d'Agen, le procureur de la République et plusieurs associations ont signé une convention pour instaurer un stage de citoyenneté "environnement". Le lendemain, dans un...
Ce mercredi 7 octobre, le tribunal judiciaire d'Agen, le procureur de la République et plusieurs associations ont signé une convention pour instaurer un stage de citoyenneté "environnement". Le lendemain, dans un communiqué, la chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne réclame son retrait. Karine Duc, sa présidente, estime que ce stage s'approche du "militantisme".
Une convention pour mettre en œuvre un stage de citoyenneté "environnement" vient tout juste d'être signée par le procureur de la République, le président du tribunal judiciaire d'Agen et plusieurs associations partenaires, ce mercredi 7 octobre. Le but : permettre, en Lot-et-Garonne, de sensibiliser les auteurs des infractions liées à l'environnement aux conséquences de leurs agissements.
Du côté de la chambre d'agriculture du département, on ne l'entend pas de cette oreille. Pour Karine Duc, sa présidente, "le militantisme n'est plus très loin". "La justice dispose déjà de l’arsenal juridique pour sanctionner les infractions, presque toujours dirigées contre les agriculteurs, peste-t-elle. Et elle voudrait en plus 'éduquer'. C’est méprisant. Il existerait donc la caste des sachants et les autres ?"
Une "lubie pour occuper l'OFB et la Sepanlog"À noter que ces stages de citoyenneté seront construits et animés par l'Office français de la biodiversité (OFB) et la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature en Lot-et-Garonne (Sepanlog). De quoi faire bondir la cheffe de file de la chambre consulaire - dont les relations avec l'OFB ne sont pas des plus apaisées. Pour elle, il s'agit d'une "lubie" pour les "occuper". L'instance lot-et-garonnaise réclame le retrait de ce stage.
À la place, Karine Duc préférerait que "la même énergie soit consacrée à poursuivre les responsables des manquements, des retards et du défaut d’anticipation des inondations, du stockage de l’eau l’hiver pour l’été, des incendies causés par l’enfrichement de nos territoires..." La présidente questionne : "Qui répond à ces années d’insuffisance ? Est-ce que la justice va proposer un stage aux agents d’État en responsabilité ?"
"Aller chercher les vrais responsables de ces politiques environnementales désastreuses"Pour elle, "il serait temps d’aller chercher les vrais responsables de ces politiques environnementales désastreuses qui, de surcroît, ont capté de l’argent public avec des objectifs de façade depuis très longtemps, pour un résultat très insatisfaisant".