À l’issue du procès d’envergure, entamé le 30 mars dernier, qui a révélé le fonctionnement d’une « PME du crime » née au sein d’une loge maçonnique de barbouzes des Hauts-de-Seine, la cour d’assises spéciale de Paris doit rendre, ce vendredi 17 juillet, sa décision. Sur les vingt-deux accusés, poursuivis pour avoir commandité des contrats, allant de l’intimidation violente au meurtre, dix-neuf encourent des peines allant de dix-huit mois de prison avec sursis jusqu’à trente ans de réclusion criminelle.
Après plus de trois mois de procès, les barbouzes franc maçons et leurs séides vont connaître leurs sentences. Dans l’affaire Athanor – du nom de la loge maçonnique devenue une officine criminelle – 22 accusés sont poursuivis, à des degrés divers, pour avoir exécuté ou commandité des faits criminels.
Leurs profils sont variés : âgés de 30 à 74 ans, dotés de casiers judiciaires souvent vierges, il s’agit d’anciens militaires subalternes de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), de policiers retraités, de chefs d’entreprise, de médecin…
Le 7 juillet dernier, les avocats généraux ont requis des peines allant de dix-huit mois de prison avec sursis jusqu’à trente ans de réclusion criminelle à l’encontre de...