Deux députés proposent de réduire la teneur de ce métal lourd dans les engrais phosphatés pour tenter de réduire l’exposition des Français au cadmium dans l’alimentation. L’extrême droite s’y oppose en dramatisant l’impact sur l’agriculture française et en niant les conséquences sur le corps humain.
La loi sur le cadmium dans les engrais phosphatés, à l’étude à l’Assemblée, vise à abaisser la teneur maximale autorisée de ce métal lourd. MOURAD ALLILI/SIPA
« Votre credo, c’est la punition. » Comme à son habitude, lorsqu’il s’agit d’environnement, le Rassemblement national dégaine la même carte, celle de l’écologie punitive. C’est cette fois-ci au sujet d’une régulation du cadmium, ce métal lourd présent dans les engrais phosphatés, que les députés RN montent au créneau. Lors de l’examen du texte en commission des affaires économiques, le 27 mai, le parlementaire de l’Aisne Eddy Casterman a dénoncé une trajectoire qui « n’a pour résultats que la surtransposition et la concurrence déloyale, pénalisant chaque fois la ferme France ».
La proposition de loi, portée par les députés du groupe Ecologiste et Social Benoît Biteau et Clémentine Autain, a été adoptée par 144 voix contre 22 en première lecture à l’Assemblée nationale, mercredi 3 juin – seule l’extrême droite ainsi qu’une députée LR ont voté contre. Elle propose une baisse…

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