Acheter sa protection solaire sur Internet ou opter pour un stick à glisser dans sa poche ? Deux enquêtes récentes invitent les vacanciers à rester vigilants. ...
Les protections solaires vendues sur certaines plateformes de commerce en ligne peuvent réserver de très mauvaises surprises. C'est la conclusion de Testachats après avoir commandé quinze crèmes solaires SPF 50 ou plus sur AliExpress, Temu et Shein.
Parmi les dix produits finalement reçus, trois achetés sur AliExpress contenaient un filtre UV interdit dans l'Union européenne, le 4-MBC, considéré comme un perturbateur endocrinien. Les sept autres ont été soumis à des analyses en laboratoire. Et le résultat est sans appel : une seule crème a offert une protection jugée satisfaisante.
Plus inquiétant encore, quatre produits présentaient un indice de protection réel de seulement 1,2 ou 1,6, alors que leur emballage annonçait un SPF 50 ou supérieur. "Les consommateurs pensent être correctement protégés alors qu'ils pourraient tout aussi bien appliquer une simple crème de jour", alerte Julie Frère, porte-parole de Testachats.
L'association recommande dès lors d'éviter les protections solaires de marques peu connues vendues sur des plateformes non européennes et de privilégier des produits commercialisés par des circuits plus traditionnels.
Les sticks solaires : utiles, mais pas pour remplacer une crèmeDe son côté, 60 Millions de consommateurs s'est penché sur les sticks solaires, de plus en plus populaires grâce à leur petit format. Son constat est plus nuancé : ces produits sont efficaces lorsqu'ils sont bien utilisés, mais ils ne doivent pas être considérés comme une protection solaire principale.
Selon la dermatologue Stéphanie Leclerc-Mercier, interrogée par le magazine, "le stick est un produit d'appoint qui ne remplace pas la crème solaire". Il est particulièrement adapté pour protéger des zones ciblées comme le nez, les lèvres, les oreilles, les cicatrices ou les tatouages, ou encore pour effectuer une retouche au cours de la journée.
Canicules et crises climatiques : "Il faut éviter de dire que la seule réponse, c'est que les travailleurs doivent s'adapter"Le magazine souligne toutefois plusieurs limites. D'abord, leur prix est nettement plus élevé que celui d'une crème classique, pouvant atteindre plus de 1 600 euros le kilo pour certaines références. Ensuite, leur faible contenance fait qu'ils peuvent être consommés en quelques jours seulement.
Attention à la quantité appliquéeL'autre piège concerne l'application. Pour obtenir le niveau de protection affiché sur l'emballage, un seul passage du stick ne suffit pas.
Le professeur Laurent Misery, chef du service de dermatologie du CHU de Brest, rappelle qu'il faut généralement effectuer trois à quatre passages au même endroit afin d'obtenir la protection SPF annoncée.
Chez les enfants, les spécialistes interrogés recommandent d'ailleurs de privilégier une crème solaire classique, appliquée généreusement, complétée par des vêtements couvrants, un chapeau et la recherche de l'ombre.
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