Alors que les vagues de chaleur se multiplient, certains chercheurs estiment qu’il faut repenser en profondeur nos lieux de vie. Auteur de « Où habiter ? », écrit avec la journaliste Isabelle Brokman, le géographe Guillaume Faburel répond au « Nouvel Obs ».
Village de La Souterraine, dans le département de la Creuse, en 2018. Pour le géographe Guillaume Faburel, « tous les espaces que l’on a vidés – ce que l’on appelle maladroitement “la diagonale du vide” – pourraient accueillir davantage d’habitants sans artificialiser massivement les sols ». JEAN-PIERRE BOUCHARD/GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES
S’il y a bien une chose que nous retenons des trois vagues de canicules successives de ces derniers mois, c’est que nos villes sont de plus en plus vulnérables face aux températures extrêmes. Aujourd’hui, à travers le monde, 1,7 milliard de personnes vivent dans des villes où les périodes d’exposition aux fortes chaleurs ont plus que triplé en trente-cinq ans. Avec le réchauffement planétaire important, ces épisodes vont devenir une menace durable. Dans leur nouveau livre « Où habiter ? », publié en septembre aux éditions Tana : le géographe et professeur à l’université Lyon-2 Guillaume Faburel, également membre du mouvement Post-Urbain, et la journaliste Isabelle Brokman nous proposent de repenser nos lieux de vie et nos territoires à l’heure du changement climatique. Et même d’envisager, pourquoi pas, un déménagement dans la Creuse…
A vous lire, les métropoles sont devenues des aberrations écologiques. Pourquoi ?Guillaume Faburel Pour moi, le problème des métropoles est double. D’abord, elles sont de plus en plus difficiles à vivre et tout le monde le sent : les vagues de chaleur vont s’intensifier, la solitude progresse et la …

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