A Grenoble, le jeune conseiller municipal d’opposition multiplie les clashs et polarise le débat, au risque de la surenchère. Sa personnalité est critiquée jusqu’à l’intérieur de la France insoumise.
Allan Brunon, conseiller municipal LFI à Grenoble, le 28 avril 2026 MAXIME GRUSS / HANS LUCAS VIA AFP
Pas question de céder un pouce de terrain. Dans un café proche de l’Assemblée nationale, Allan Brunon, 27 ans, polo noir, baskets blanches et cheveux gominés, débarque sans doute et sans regrets. Depuis trois jours, l’élu insoumis grenoblois est au cœur d’une tempête qu’il a lui-même déclenché en interrompant, avec plusieurs dizaines de militants propalestiniens, le concert de la DJ Barbara Butch, à qui il reproche d’avoir signé une tribune de soutien à la proposition de loi Yadan, qui menaçait selon lui de criminaliser la critique d’Israël, et de s’être produite à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel Aviv en 2025.
Samedi 18 juillet, sur la scène du Cabaret Frappé, la DJ queer et juive n’a tenu qu’une vingtaine de minutes face à la bronca des manifestants, ponctuée de « Free Palestine » et de doigts d’honneur, puis face à des projectiles. Face au « Nouvel Obs », Allan Brunon déroule une autre version de ce qu’…

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