Après le succès de son restaurant Livingston à Marseille, le chef Valentin Raffali a investi les cuisines du Bus Palladium, l’institution des nuits parisiennes devenu un hôtel-restaurant. Un nouveau défi pour le trentenaire, en quête de perfection, épris d’authenticité et esprit libre.
Pour aller plus loin
C’est un tatouage, parmi les innombrables dessinés sur son corps, qui lui barre le ventre et s’étale de part et d’autre de l’abdomen : Livingston. Comme « Jonathan le goéland », le livre de Richard Bach. Un volatile qui n’en fait qu’à sa tête. « Dans le groupe de goélands il y en a un qui décide de voler, juste parce qu’il aime ça, et pas seulement pour se nourrir », raconte Valentin Raffali. Forcément ça énerve les autres, qui décident de le mettre au ban du clan. « Cette histoire est aussi une introspection autour du fait de ne pas être compris, de déranger. Il décide d’assumer son individualité en partant toujours plus loin, toujours plus haut. »
Valentin n’a pas été un petit garçon comme les autres. A l’âge de 2 ans, on lui découvre un rétinoblastome, soit un cancer de l’œil. Il est bien soigné à l’Institut Curie, à Paris, où il reste deux ans, mais perd l’usage de son œil droit. A l’école, il arrive directement au cours préparatoire et se …

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