Le Festival Pablo Casals, qui se déroule du 28 juillet au 8 août 2026, programme, pour la 2e année, le chœur d’enfants Pau Casals, créé pour le festival, accompagné de la maîtrise Saint-Joseph de Prades. 45 jeunes...
Le Festival Pablo Casals, qui se déroule du 28 juillet au 8 août 2026, programme, pour la 2e année, le chœur d’enfants Pau Casals, créé pour le festival, accompagné de la maîtrise Saint-Joseph de Prades. 45 jeunes seront réunis sur scène les 31 juillet et 1er août 2026 pour interpréter l’opéra pour enfants Brundibár, guidés par le chef de chœur Cyprien Sadek, qui les suit aussi tout au long de l’année. Entretien.
Vous dirigez le chœur d’enfants Pau Casals. Pouvez-vous nous parler de cet ensemble ?
Il y a 6 ans, on a créé une maîtrise à Prades, avec le collège Saint-Joseph : la maîtrise Saint-Joseph. Et cette dernière a été assez rapidement en collaboration avec le festival. Ce sont des enfants qui sont concentrés dans un établissement et c’est un chœur qui est très exigeant. Donc, depuis quelques années, on avait envie, avec le festival, de créer aussi un chœur qui soit plus facilement accessible pour tous les enfants, des villages autour de Prades. Cela fait un an et demi qu’ils m’ont demandé de diriger le nouveau chœur Pau Casals.
Cyprien Sadek, chanteur et chef de chœur, dirige le chœur Pau Casals depuis plus d’un an.
L'Indépendant - JC Milhet
Qu’est-ce qui vous plaît dans ce travail avec les jeunes ?
Il y a deux choses. D’abord, le travail avec les enfants, quel que soit le niveau d’exigence qu’on peut avoir avec eux. C’est vraiment ma spécialité comme musicien et chef de chœur. J’ai toujours beaucoup de plaisir à voir les voix évoluer, progresser. Et là, je dois dire qu’il y a eu vraiment une bonne surprise dès le début, il y a vraiment tous les niveaux dans ce groupe, mais il y a une grande homogénéité dans leur passion, dans leur joie à chanter, dans leur envie de progresser. Il y a aussi une adhésion également très forte du côté des parents et même une reconnaissance. Et puis, dans le cadre du festival, ça permet de les amener à une immersion dans des projets très professionnels, en contact avec des musiciens, des chanteurs professionnels, dans des conditions qui mettent vraiment en valeur leur travail. C’est important pour marquer en eux aussi la fierté de ce travail-là.
L’opéra pour enfants Brundibár est une œuvre qui traite de sujets forts somme la solidarité et la résistance. Comment l’avez-vous abordé avec les jeunes choristes ?
Ça a été assez difficile de trouver une œuvre qui corresponde au jeune public, qui mette vraiment les enfants au cœur du projet et qui ne soit pas trop difficile aussi. Qui soit à la fois exigeante avec une vraie belle musique, une belle écriture, mais qui ne soit pas trop difficile vocalement. Et le grand avantage de cet opéra, c’est qu’il répond à ces critères-là. Il est court, il dure 35 ou 40 minutes et met vraiment les enfants au centre, que ce soit dans la dramaturgie ou dans l’histoire même. Ça reste une histoire pour enfants. On peut tout à fait lire l’histoire de Brundibár comme on lit Hansel et Gretel. C’est très accessible. Ce sont des personnages qui ont un problème et qui passent toute l’histoire à résoudre leurs problèmes. J’ai trouvé ça super qu’on puisse aussi travailler cet opéra qui a un peu cette double lecture, notamment dans le cadre du festival Pau Casals, parce que l’histoire de la résistance, c’est aussi l’histoire de Casals.