Pilier athlétique passé par le RC Vannes, l’international belge Charles-Henri Berguet (26 ans) possède une belle expérience de la Pro D2 et du rugby international, un beau renfort pour le Racing Club Narbonnais, promu.
Pilier athlétique passé par le RC Vannes, l’international belge Charles-Henri Berguet (26 ans) possède une belle expérience de la Pro D2 et du rugby international, un beau renfort pour le Racing Club Narbonnais, promu.
Encore marqué, une arcade rougie par l’intensité mise sur la fin de l’entraînement, Charles-Henri Berguet n’est pas dans l’Aude pour jouer "à toucher". Le pilier gauche de 26 ans, fait partie, en compagnie de Thomas Vernet (32 ans), Loïc Varenne (21 ans) et Abraham Pole (28 ans), des quatre recrues du Racing Club Narbonnais sur le poste de pilier gauche.
Qui sera numéro 1 chez les numéros 1 ? Il est encore tôt pour le dire. "Tout le monde est sur un pied d’égalité, il faut montrer maintenant, confie le gaucher belge, capitaine de sa sélection sur le dernier Rugby Europe Championship. Et après, c’est toujours excitant de pouvoir se challenger avec les mecs qui jouent à ton poste. Ils sont tes coéquipiers, mais c’est aussi tes concurrents, et tout le monde va se tirer vers le haut, pour en sorte que l’équipe aussi soit au niveau, et qu’on soit fort à gauche de la mêlée."
"Si un autre joue et fait un bon match, moi je serais content pour lui, mais en même temps, je serais aussi excité de pouvoir montrer, dès que j’aurais ma chance, mes capacités", ajoute-t-il. Ne vous y trompez pas, Berguet arrive sur les bords de la Méditerranée avec les dents longues.
"Théo Béziat, un des enfants du club, qui est un très bon ami et m’a dit que du bien de Narbonne, la ville, ses supporters"La saison dernière, il n’a disputé qu’une seule rencontre de Pro D2 avec le RC Vannes, futur champion. Pourtant, en Bretagne depuis 2022, l’international belge avait participé au premier titre du club breton lors de la saison 2023-2024 avec 25 matches disputés, quand la saison précédente, il avait pris part à 23 rencontres. Depuis la première montée en Top 14, son temps de jeu a drastiquement baissé. Il a dû se contenter de sept matchs de Top 14 (une titularisation) et deux de Challenge cup (une titularisation).
À l’automne dernier, il n’est pas passé loin d’une qualification historique pour la Coupe du monde avec la Belgique. Titulaire lors du succès face à la Namibie (22-15) et le Brésil (30-27), le gaucher n’avait pu participer à la finale malheureuse contre les Samoa (13-13), à cause d’un carton rouge reçu face aux Sud Américains. Un coup de crampons en plein dans le visage du talonneur brésilien, qui a suspendu Berguet pour quatre rencontres.
"Je viens à Narbonne pour retrouver du plaisir, je viens pour retrouver goût au jeu et me régaler… et quand tu as du temps de jeu, c’est forcément plus facile, donc je viens ici avec des ambitions de jouer, de me sentir bien sur le terrain, comme on doit, bien dans la tête", explique celui qui a passé quatre ans dans les équipes de jeunes de l’USAP entre 2017 et 2021 (deux matches de Challenge Cup).
De la Bretagne à l’Occitanie, du haut de tableau de Pro D2 à la lutte pour le maintien, un grand écart qui ne fait pas peur à Charles-Henri Berguet. "Je suis content d’arriver dans cette très belle région, dans un club historique et dans une équipe, qui a montré l’an dernier qu’elle avait faim… c’est vraiment excitant d’arriver dans une équipe qui a les mêmes ambitions que toi, lance l’athlétique pilier (1,85m pour 115 kg) aux 54 matches de Pro D2. J’ai joué quelques saisons avec Théo Béziat, un des enfants du club, qui est un très bon ami et m’a dit que du bien de Narbonne, la ville, ses supporters."