Loin des clichés, Kavinsky avait grandi dans une famille modeste. Retour sur les rares confidences du DJ après l’annonce de son décès.
La disparition de Kavinsky a profondément bouleversé le monde de la musique. Retrouvé mort à son domicile parisien le 28 juillet, l’artiste de 50 ans laisse derrière lui une carrière hors du commun, portée notamment par le succès planétaire de Nightcall, devenu l’un des morceaux les plus emblématiques de la French Touch. Depuis l’annonce de son décès, les hommages se multiplient. Mais au-delà du musicien, ses rares confidences sur son enfance permettent aussi de mieux comprendre le parcours de celui qui cultivait le mystère. Car contrairement à ce que certains pouvaient imaginer, Vincent Belorgey, de son vrai nom, n’a jamais grandi dans un milieu privilégié.
Derrière la star, un enfant issu d’un milieu modesteKavinsky parlait très peu de sa vie privée. Dans une interview accordée à Gala, il avait pourtant accepté de revenir sur ses origines avec beaucoup de sincérité. Le DJ racontait être né à Barbès, à l’hôpital Lariboisière, où sa mère travaillait comme infirmière. Il était l’aîné d’une fratrie de trois enfants.
Loin de l’image d’un artiste “né avec une cuillère en argent dans la bouche”, il rappelait le métier de son père avec une formule restée marquante : “Mon père vendait des photocopieuses et des chaussettes.” Une façon simple d’expliquer qu’il venait d’un milieu modeste, bien loin des clichés parfois associés au monde de la musique.
Rien ne destinait Kavinsky à une telle carrièreLes premières années de sa vie se déroulent au Pré-Saint-Gervais. Après le divorce de ses parents, il part vivre à Pantin avec sa mère. “Elle a fait tout le boulot. Et moi je faisais des petites conneries”, confiait-il avec humour. Une enfance ordinaire, sans privilèges, qui a pourtant forgé celui qu’il allait devenir. Rien ne prédestinait vraiment Vincent Belorgey à devenir une référence mondiale de l’électro.
Sa rencontre avec Quentin Dupieux, futur Mr. Oizo, va pourtant tout changer. C’est lui qui lui offre un ordinateur équipé d’un logiciel de création musicale. Avant cela, Kavinsky enchaîne les petits boulots, notamment comme livreur de pizzas. Peu à peu, il commence à composer ses propres morceaux.
De Nightcall aux Jeux olympiques, l’ascension fulgurante de KavinskySon univers singulier attire rapidement l’attention du label Record Makers, puis celle des Daft Punk, séduits par son style inspiré des films et des jeux vidéo des années 1980. La consécration arrive en 2011 avec Nightcall, choisi pour la bande originale du film Drive de Nicolas Winding Refn. Le morceau devient un immense succès international et propulse Kavinsky parmi les figures incontournables de la scène électro française. Après plusieurs années de discrétion, il signe son retour en 2022 avec l’album Reborn.
En 2024, il marque une nouvelle fois les esprits en participant à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris aux côtés d’Angèle et de Phoenix. Quelques jours seulement avant sa disparition, il se produisait encore au Stade de France en première partie de The Weeknd. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de son décès. À ce stade, aucun élément suspect n’aurait été relevé et la piste d’un accident vasculaire cérébral est notamment évoquée.