Ce mardi 7 juillet, en milieu d’après-midi, le préfet des Pyrénées-Orientales donnait une conférence de presse à Ille-sur-Têt. Évolution du feu et début d’un retour progressivement normal de la vie économique et...
Ce mardi 7 juillet, en milieu d’après-midi, le préfet des Pyrénées-Orientales donnait une conférence de presse à Ille-sur-Têt. Évolution du feu et début d’un retour progressivement normal de la vie économique et quotidienne étaient au menu.
Après trois jours, le feu qui a démarré samedi sur la commune de Trévillach reste toujours actif. "4 900 hectares parcourus à une vitesse maximale de 2 km/heure et des sautes de feu d’1 km", détaillait le commandant des opérations de secours, le Colonel Eric Belgioino. "La surface est importante avec des enjeux multiples. Le bilan est de 46 infrastructures impactées, dont la moitié de cabanons. Il n’y a, à ce jour, aucun mort et aucun blessé grave."
Les autorités en conférence de presse à Ille-sur-Têt ce mardi 7 juillet
Nicolas Parent
Un bilan de terrain qui permettait au préfet Pierre Regnault de la Mothe d’annoncer une série de mesures. Le représentant de l’État encourageait en préambule "toutes les personnes évacuées à ne pas rentrer chez eux." Toutefois les habitants de deux communes ont cette autorisation. "Les habitants de Taulis et Taillet peuvent dès maintenant retourner dans leurs villages." 150 habitants sur 10 000 évacués peuvent donc officiellement pas rentrer chez eux.
Retour à Ille-sur-Têt et Vinça, pas avant 48 heuresPour les autres ? "La situation est en train d’évoluer favorablement dans certains secteurs. Il est probable que je prenne la même décision dans les 24 heures, sous réserve notamment de l’évolution de la météo, concernant les communes d’Arboussols, Camélas, Castelnou, Sainte-Colombe-de-la- Commanderie, Tordères, Corbère-les-Cabanes, Corbère, Llauro, Oms." Quid des plus grandes communes dont Ille-sur-Têt et ses 5 500 habitants ou encore Vinça ? "Les autres communes se trouvent encore dans des zones actives du feu. Les habitants ne pourront pas revenir dans les 24 heures, éventuellement dans les 48 heures." Pour faire respecter ces consignes, 150 agents des forces de l’ordre sont mobilisés.
Toujours dans le cadre d’un allègement progressif des restrictions, le préfet annonçait également la reprise d’activité partielle de certaines entreprises comme la coopérative fruitière d’Ille-sur-Têt et avec une activité encore plus limitée la coopérative de La Melba (Bouleternère). Les chefs d’entreprise qui auraient des demandes particulières peuvent solliciter une dérogation auprès de la cellule information du public au 09 70 80 90 40. Les demandes de mesure de chômage partiel (pour les salariés qui ne peuvent pas travailler depuis plusieurs jours) rentrent dans ce cas.
La RD66 ouverte à certains professionnelsConcernant la route départementale 66, elle est toujours fermée à la circulation. Mais des allègements sont mis en place dans les restrictions. "Afin de garantir l’approvisionnement de l’ouest du département en produits de première nécessité, la permission est donnée aux camions de ravitailler les grandes surfaces de Prades, Ria et Vernet-les-Bains." Les professionnels de santé et aides à domicile, ainsi que les véhicules du Sydetom, étaient également cités dans les permissionnaires. À propos des manifestations festives telles le festival des Déferlantes ou la Féria de Céret, "à ce stade je ne vois aucune raison d’empêcher leur déroulement." Pour les feux d’artifice du 14 juillet, "un décret est déjà en cours dans le département. J’encourage tout de même les maires à adopter des postures comparables à celle de madame la maire d’Argelès (NDLR, elle les a annulés)."
Rappelons qu’il y a toujours 800 sapeurs pompiers du SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et de 29 départements en renfort, 7 canadairs, 2 dashs et 4 hélicoptères qui continuent la lutte contre le feu. "Il reste 5 points d’attention sur lesquels nous travaillons jour et nuit. Deux sur la rive nord de la Têt, au sud de Bélesta et au niveau des Orgues d’Ille-sur-Têt. Trois de l’autre côté, un à Rigarda et deux à Bouleternère." Cinq points d’attention avec des zones d’accès difficiles et/ou une végétation dense qui ne permet pas de travailler avec des moyens aériens.