Situé sur l’Antenne, affluent de la Charente, le moulin des époux Chasserieau est un lieu d’habitation, un gîte rural et l’endroit de la renaissance de la roue à aubes en bois
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Annette et Philippe Chasserieau ont eu un coup de cœur pour les lieux en 1985.
© Crédit photo : Séverine Joubert / SO
Situé sur l’Antenne, affluent de la Charente, le moulin des époux Chasserieau est un lieu d’habitation, un gîte rural et l’endroit de la renaissance de la roue à aubes en bois
Un dimanche sous une forte chaleur, au Seure. Philippe Chasserieau aperçoit du mouvement sur le chemin qui mène au moulin de Vergnée. Philippe Chasserieau est trop curieux pour ne pas s’avancer et demander qui donc s’aventure ainsi.
Le moulin de Vergnée a été construit au XVIIe siècle sur l’Antenne, un affluent de la Charente.
Séverine Joubert / SO
Le moulin de Vergnée a été construit au XVIIe siècle sur l’Antenne, un affluent de la Charente.
Séverine Joubert / SO
Direction le moulin de Vergnée.
Séverine Joubert / SO
Quelques secondes suffisent pour que cet élu de la commune propose de visiter les lieux, un ancien moulin que lui et son épouse Annette ont acheté en 1985 pour y vivre. Lui, est natif de Vendée ; elle, arrive du nord-Charente. « On a eu un coup de cœur pour le site. » Pour eux, accueillir et faire découvrir est une évidence.
Plus de meunerie depuis 1932Lorsque le couple s’installe au Seure il y a plus de quarante ans, sa priorité est d’aménager la maison et de créer un gîte dans la partie annexe du moulin. C’est petit à petit que les Chasserieau commencent à s’intéresser à ce patrimoine, qui a stoppé toute activité de meunerie en 1932. « C’est le site qui a fait qu’on s’est lancé avec passion dans l’histoire de ce moulin. Et nos enfants aussi. »
« Faire revivre les deux paires de meules. Il y a du boulot ! »
Membres de l’Association départementale des amis des moulins de la Charente-Maritime, Annette et Philippe restaurent progressivement le moulin, construit au XVIIe siècle sur l’Antenne, un affluent de la Charente.
Philippe Chasserieau devant la roue à aubes en bois, en 2023.
Archives Anne Lacaud / SO
Après avoir remis en état le déversoir, la vanne de décharge et le bief, ils ont entrepris la restauration de la roue à aubes. Les pales sont en aulne glutineux, le « vergne » en saintongeais, essence de bois qui a donné son nom au moulin. L’originalité, et pas la moindre, c’est que depuis 2016, le moulin produit de l’électricité. Un autre sujet à amortir !
À l’intérieur du moulin, des outils authentiques.
Séverine Joubert / SO
Le projet du moment de Philippe Chasserieau est de « faire revivre les deux paires de meules. Il y a du boulot », anticipe Philippe Chasserieau, qui en connaît un rayon sur les outils, dont il expose quelques exemplaires. « Deux pierres de meule ont déjà été rhabillées. » Le rhabillage est une technique pour rendre les sillons de la meule plus tranchants. Il se met au défi en donnant une date : « Je veux mettre le mécanisme des meules en route en 2027. »
Tél. 05 46 94 98 52 ou 06 27 63 78 47.