Les faux billets de 50 € ou 100 € étaient achetés auprès de la Camorra italienne par des Marseillais et redispatchés, notamment dans l’Hérault où quatre personnes, trois hommes et une femme, ont été interpellées à...
Les faux billets de 50 € ou 100 € étaient achetés auprès de la Camorra italienne par des Marseillais et redispatchés, notamment dans l’Hérault où quatre personnes, trois hommes et une femme, ont été interpellées à Baillargues et Montpellier mi-juin.
Un vaste réseau international de trafic de fausse monnaie, entre l’Italie et la France, trouvant des ramifications dans l’Hérault a été démantelé par l’Office central pour la répression du faux monnayage (OCRFM) et la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Marseille. Le coup de filet, mené le 15 juin et ayant conduit à l’arrestation de 16 personnes dont 12 ont été mises en examen, a permis de mettre à mal toute la chaîne du trafic. Selon nos informations, le SIPJ (service interdépartemental de la police judiciaire) de l’Hérault est intervenu en procédant à quatre interpellations : trois à Baillargues et une à Montpellier.
Comment agissaient-ils ? Selon Le Parisien, qui a révélé le coup de filet, des Marseillais, délinquants chevronnés, s’approvisionnaient en faux billets de 20, 50 et 100 euros, auprès de la Camorra, la mafia italienne implantée vers Naples et connue depuis plusieurs années pour être à l’origine de la quasi-totalité de la fausse monnaie circulant en Europe, avec des billets de très bonne qualité, vendue un tiers du prix (30 € le billet de 100 € par exemple).
"Ils ne tirent pas les ficelles"La suite ? Depuis la capitale phocéenne, des petites mains étaient recrutées via les réseaux sociaux et les messageries cryptées, notamment dans le secteur de Montpellier, pour ensuite écouler la fausse monnaie auprès de commerçants et autres habitants.
Les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet national de lutte anticriminalité pour déterminer le rôle de chacun. Quid des Héraultais, trois Baillarguois, deux hommes de 23 ans et une jeune femme de 19 ans, et un Montpelliérain de 42 ans ? "Ils ont un rôle, mais ce ne sont pas eux qui tirent les ficelles du trafic" assure une source proche de l’enquête.