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Arnaud Rousseau (FNSEA) en Aveyron lance un appel "urgent à chiffrer l'aide face à la sécheresse"

Дата публикации: 12-08-2026 12:52:41

Arnaud Rousseau était en déplacement dans l'Aveyron et a rappelé devant les médias la situation d'urgence face à la sécheresse.

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Arnaud Rousseau était en déplacement dans l'Aveyron et a rappelé devant les médias la situation d'urgence face à la sécheresse.

Le président de la FNSEA était en opération de communication, cette semaine, auprès des agriculteurs Aveyronnais. Arnaud Rousseau est en effet en plein tour de France pour parler "urgence climatique". Un thème dans l'actualité, tant les agriculteurs peinent à trouver des solutions pour le fourrage. La faute à une sécheresse présente depuis le début de l'été et une ressource de plus en plus rare. Pas de grande surprise dans son discours et dans les messages qu'il passe. 

A Vezins-de-Lévézou, où une petite cinquantaine d'agriculteurs étaient réunis sous une chaleur de plomb, il a rappelé les grands principes qu'il défend, loin des champs, dans les salons parisiens, dans l'intérêt de son syndicat. Notamment sur l'aide gouvernementale, annoncée par Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture. "Mon rôle est d'attirer tout de suite l'attention des pouvoirs publics pour que dès les prochaines semaines, des décisions soient prises, alerte-t-il. Le plan d'aide annoncé n'est ni daté, ni chiffré... On se réjouit de cette annonce, mais on aimerait savoir combien, et quand. Un chef d'entreprise doit prendre des décisions, est-ce que j'achète du fourrage ? Est-ce que je garde mes vaches ? On doit donc lui dire quel est le montant de ce soutien et quand il doit se mettre en place." 

"Il faut chiffrer la réalité du manque"

Si aujourd'hui, les agriculteurs Aveyronnais et leurs homologues partout en France qui souffrent de la chaleur, appellent à une vigilance pour la pérennité de leurs exploitations. Le président de la FNSEA dit être à leurs côtés et les entendre. "Il faut chiffrer ce qu'est la réalité du manque, ensuite, est-ce qu'il y a des alternatives à proximité ? Combien ça coûte ?... Il faut aller vite parce que la décision que doit prendre l'éleveur sera rapide et il faut éclairer la décision." 

Pour les plus anciens, l'exemple de la sécheresse de 2003 ou celle de 1976 est pris en exemple. "Les militaires avaient aidé pour transporter la ressource", glisse Vincent Rousseau. "Aujourd'hui, on est dans un événement d'une ampleur inédite, à ce jour, on est à peu près au niveau de 2003 dans l'Aveyron. Il faut étalonner les pertes, éclairer les producteurs, il faut donner de la visibilité." 

"Ça fait longtemps que les agriculteurs repensent le modèle"

Quid d'un changement de modèle, plus en phase avec les contraintes climatiques qui évoluent ces dernières années, entre pluies abondantes l'hiver et sécheresses extrêmes l'été ? "Les agriculteurs, ça fait longtemps qu'ils repensent le modèle... Ils adaptent leurs exploitations, ils investissent dans un nouveau bâtiment avec de la ventilation, ils essaient de diversifier leurs sources de protéines... On n'a pas attendu cette crise pour bouger. Il y a un degré d'urgence qui fait qu'on peut repenser le modèle dans dix ans, mais que fait-on l'année qui vient ?" 

Forcément quand la question de l'eau vient sur la table, le "changement de modèle" évoqué quelques instants avant est plus clivant. En toile de fond, les mégabassines voulues par les plus grosses exploitations et décriées par les associations de protection de l'environnement. "La question de fond, c'est celle de notre souveraineté... On a besoin, très rapidement, que les projets sortent d'ici la présidentielle, que les premiers coups de pelle soient donnés. On sait par exemple, et ça a une nouvelle fois été dit ici, que certains territoires de l'Aveyron ont été touchés par des glissements de terrain importants. On ne peut pas discuter de glissements de terrain en janvier et sécheresse en juillet, sans jamais prendre la mesure de l'intérêt de stocker de l'eau." 

Des mégabassines controversées

L'impact de ces ouvrages pour le stockage de l'eau n'est pas vain sur les milieux naturels. "En stockant une eau qui se serait infiltrée dans les sols ou aurait ruisselé dans les cours d’eau, elles privent les écosystèmes environnants d’une ressource vitale, qui permet notamment aux zones humides et aux sols de se reconstituer pendant la période hivernale, éclaire notamment Greenpeace dans un article dédié. Les mégabassines contribuent à une fuite (sans mauvais jeu de mot) en avant pour maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel dévastateur. Ce modèle est non seulement inadapté face au changement climatique mais il en est aussi en partie responsable."

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