Le Rassemblement national se mobilise pour défendre son président Jordan Bardella, après la publication par Mediapart de messages antisémites datant de 2013, qu’il nie avoir écrits.
l'essentiel Le Rassemblement national se mobilise pour défendre son président Jordan Bardella, après la publication par Mediapart de messages antisémites datant de 2013, qu’il nie avoir écrits.
Le Rassemblement national veut montrer qu'il fait front dans la tempête. Ce jeudi 1er octobre, le média d'investigation Mediapart a publié des éléments d'authentification, via Facebook et un huissier, de messages antisémites datant de 2013 attribués au président du parti Jordan Bardella, dont ce dernier, 17-18 ans à l'époque, a de nouveau démenti être l'auteur.
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"Les pseudo-preuves de Mediapart sont enfin sorties : des montages grossiers, d’obscures captures d’écran manipulables, reprenant des propos ignobles que je n'ai évidemment jamais tenus", a notamment déclaré le député européen sur X, qui a porté plainte pour diffamation et s'apprête à le faire pour faux et usage de faux.
Au sein du RN, tous les cadres sont montés au créneau pour défendre Jordan Bardella face à ce qui a été qualifié de "barbouzerie", de Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, à Jean-Philippe Tanguy, en passant par Louis Alliot.
"Qui se souvient de ce qu’il disait à ses copains à 17 ans ?"Dans Le Monde, Guillaume Bigot, député du Territoire de Belfort, a lui aussi balayé d'un revers de la main les accusations antisémites : "Qui va croire que Mediapart disposerait d’informations que le Mossad (le service de renseignement israélien, NDLR) n’aurait pas, ou qu’il aurait ignorées, avant d’accueillir Jordan Bardella en Israël ?"
D'autres, toujours dans le même article, ont tenté de minimiser la portée des propos attribués à Jordan Bardella. "Qui se souvient de ce qu’il disait à ses copains à 17 ans, à l’âge où l’on peut dire un bon mot pour amuser la galerie ? Qui n’a jamais tracé une croix gammée avec son compas sur une table au lycée ou à la faculté ?", s'est notamment interrogé un élu du RN de manière anonyme.