Créée il y a plus d’une trentaine d’années, elle est devenue le porte-drapeau du produit cévenol, qui a labélisé AOP en 2011.
Créée il y a plus d’une trentaine d’années, elle est devenue le porte-drapeau du produit cévenol, qui a labélisé AOP en 2011.
C’est, certes, "une niche, avec moins de 1 % de l’oignon vendu en France", comme le rappelle Thomas Vidal, le directeur de la coopérative Origine Cévennes, à Saint-André-de-Majencoules, dans le nord-ouest du Gard. Mais il n’empêche, l’oignon doux des Cévennes a acquis une incontestable notoriété dans l’univers culinaire des Français.
"Nous sommes la seule AOP (appellation d’origine protégée, NDLR) de France, avec l’oignon de Roscoff". C’est ce qui permet à la coopérative gardoise de "vendre notre oignon à ce prix-là". Avec un accueil particulièrement favorable auprès des grands chefs.
La coopérative Origine Cévennes a été créée il y a plus d’une trentaine d’années, à l’initiative d’une dizaine de producteurs locaux, qui y voyaient l’occasion d’unir leurs efforts et de mutualiser leurs charges et leur potentiel de commercialisation.
"Aujourd’hui, le regroupement compte une soixantaine de producteurs, répartis sur les 32 communes que compte l’appellation", commente Thomas Vidal. Toutes les communes sont situées sur le territoire du département du Gard. La production d’oignon doux des Cévennes se répartit sur quelque 35 hectares, composés de plus de 2 000 parcelles.
"C’est du cousu main""C’est quasiment du cousu main, car tout est manuel de A à Z", insiste le directeur de la coopérative, qui fait observer : "au-delà de vendre un produit, nous vendons un savoir-faire". Un savoir-faire qui a convaincu la grande distribution sur tout le territoire national, qui représente 40 % de l’activité, contre 30 % les marchés de gros, tel Rungis.
La coopérative, qui emploie une vingtaine de personnes et réalise 6 à 7 millions d’euros de chiffres d’affaires, exporte 18 à 20 % de sa production à l’étranger. "L’Italie représente 80 % de notre export, devant l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne ou encore la Grande-Bretagne". Le label AOP, décroché en 2011, n’y est certainement pas étranger.