Face à la chute des recettes sur les carburants liée à l'essor de l'électrique, une étude française propose de créer une nouvelle redevance annuelle. ...
Alors que les véhicules électriques occupent une place grandissante sur les routes, l'essor du zéro émission commence à peser lourdement sur la fiscalité routière. En France comme en Belgique, la baisse de la consommation de carburants fossiles menace directement les recettes de l'État basées sur les accises.
Selon une récente étude de l'Institut Mobilités et Transitions (IMT), ce basculement met en péril un revenu primordial des finances publiques. L'institut alerte sur une chute progressive du poids de la fiscalité routière dans le budget de l'État, projetant une baisse significative d'ici 2035 si aucun ajustement n'est effectué. Le constat est simple : bien qu'un véhicule électrique emprunte les mêmes routes qu'un modèle "classique", il n'engendre aucune recette d'accise à la pompe.
Pour pallier cette perte à venir, l'IMT propose de réintroduire une redevance annuelle liée à la détention du véhicule. L'idée rappelle le principe de la vignette automobile en vigueur par le passé, mais adaptée à l'ère numérique : plus question de sticker sur le pare-brise, le contrôle s'effectuerait de manière dématérialisée via la plaque d'immatriculation.
L'étude évoque une fourchette tarifaire très large, allant de 30 à 910 euros par an. Le montant exact pourrait être modulé selon plusieurs critères : les revenus du ménage, la puissance de la motorisation ou encore le lieu de fabrication du véhicule. Si l'idée vise à garantir le financement des infrastructures sans freiner la transition écologique, la réflexion n'est encore aujourd'hui qu'à ses prémisses.
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