À Agen, malgré une baisse de participation, la mobilisation des lycéens et enseignants se poursuit. Mardi 13 octobre, ils préparaient de nouvelles pancartes pour dénoncer les classes surchargées et l'incertitude de...
À Agen, malgré une baisse de participation, la mobilisation des lycéens et enseignants se poursuit. Mardi 13 octobre, ils préparaient de nouvelles pancartes pour dénoncer les classes surchargées et l'incertitude de leur avenir professionnel. La FSU soutient ce mouvement qui vise à sensibiliser sur les conditions d'éducation et d'emploi.
Malgré une baisse du nombre d'élèves en manifestation, la détermination est bien présente à Agen. Mardi 13 octobre, un petit groupe, renforcé par la présence de quelques enseignants et de membres du syndicat FSU (Fédération Syndicale Unitaire), s’appliquait à préparer de nouvelles pancartes devant le lycée Bernard-Palissy.
"On espère avoir le renfort d’élèves de De Baudre et Lomet", précisait Marie*. La jeune fille, des arabesques tracées au coin des yeux, est en 1re et n’a pas manqué une journée d’action. "Peu importe le nombre qu’on est, au final. L’important, c’est d’être motivés."
Après quasiment deux semaines de mobilisation, les rangs sont plus clairsemés. "On n’a plus la sono avec nous, et certains ne viennent que quand on met de la musique... Là, ce matin, on ne fait pas encore de bruit, alors ils trouvent ça moins bien. Nous, de notre côté, on fait ce qu’on doit faire pour être écoutés."
Se battre pour ceux qui viendront après"Tellement de choses à revendiquer qu’on ne sait même plus quoi marquer", l’un des slogans sur les pancartes accrochées aux grilles de l’établissement. Les classes surchargées ont déjà fait couler beaucoup d’encre. «37 vaches dans une pâture, c’est normal. Mais 37 gamins dans une même classe ? Ça, c’est ingérable !" lance Marie, le rire jaune.
Mais surtout, une angoisse étreint la jeunesse : celle de l’avenir.
"Certains adultes trouvent qu’on est une génération de feignasses, mais ce sont les premiers à se plaindre que les choses vont mal dans leur vie, entre leur salaire au rabais et les mauvaises conditions de travail, et ceux-là ne bougent pas pour changer les choses !" s’indigne Marie. "Nous, on se bat à la fois pour nous, mais aussi pour ceux qui viendront après ! Le monde du travail, on ne sait même pas si on va le connaître, le marché de l’emploi est saturé ! À l’époque, les plus méritants obtenaient plus facilement ce qu’ils voulaient. Maintenant, on doit faire avec Parcoursup et c’est une catastrophe. Il y en a qui bossent dur mais n’obtiennent rien après le bac, et d’autres qui s’en sortent simplement par hasard !"
Juste à côté, une représentante de la FSU opine. "Ne pas se sentir concerné par les problèmes des jeunes parce qu’on est plus âgé et que tout ça est derrière nous, c’est la même chose que dire qu’on se fiche du sort des retraités puisqu’ils vont bientôt mourir. La jeune génération est extrêmement lucide, et leurs revendications sont légitimes."