Le Festival du camping-car bat son plein au Parc des Expositions d'Agen depuis le 9 octobre. Les visiteurs, attirés par la liberté qu'offre ce mode de voyage, explorent plus de 300 modèles exposés. Malgré des prix...
Le Festival du camping-car bat son plein au Parc des Expositions d'Agen depuis le 9 octobre. Les visiteurs, attirés par la liberté qu'offre ce mode de voyage, explorent plus de 300 modèles exposés. Malgré des prix élevés, l'engouement post-Covid pour ces "maisons sur roues" ne faiblit pas, avec une forte demande pour les véhicules d'occasion.
Le succès des camping-cars ne se dément pas. En plein Festival du camping-car, depuis ce vendredi 9 octobre, des visiteurs de tous les âges, curieux ou habitués, viennent explorer les véhicules rutilants alignés à l’intérieur du Parc des Expositions comme on visite un appartement avec un agent immobilier.
Certains possèdent tout le confort nécessaire. Meubles à tiroirs, petites douches... De petites maisons sur roues.
Alors, qu’est-ce qui justifie cet engouement pour le camping-car ? Les visiteurs interrogés sont unanimes : besoin d’évasion, envie d’ailleurs, recherche de la liberté.
Un large choix de véhicules exposés dans les allées d'Agen Agora.
Photo Morad Cherchari
« D’ailleurs, c’est quelque chose qu’on a commencé à noter juste après le Covid », observe Christine, la soixantaine. Elle est venue avec son époux Marc. Tous les deux en sont à leur « cinquième ou sixième » Festival du camping-car au Parc.
« On est adeptes depuis longtemps déjà », sourit-elle. Le couple a mis un coup d’accélérateur depuis que monsieur est à la retraite.
« On adore la nature, on aime les voyages... Le camping-car, c’est la liberté. »
« La liberté de se déplacer à son rythme, d’aller où on veut quand on veut... Aucune contrainte. Si on a envie de rester deux jours quelque part et de partir ensuite, sur un coup de tête, on y va. Si on veut rester un peu plus longtemps, rien ne nous en empêche », complète Marc. « L’engouement s’est précipité avec le déconfinement, après la pandémie. Des gens avaient besoin de prendre l’air, de s’éloigner, de s’évader après avoir été cloîtrés chez eux. »
Le couple évoque le prix moyen d’un camping-car, qui peut tourner autour des 50 000, voire 65 000 euros. Une somme conséquente, mais qui ne semble pas freiner les gens.
« Certains vont jusqu’à vendre leur maison pour ne plus vivre qu’en camping-car », ajoute une autre dame. « Mais là, c’est un peu extrême. C’est un choix de vie, mais personnellement, j’ai besoin de mes repères avec mon logement, mon médecin traitant à proximité... Avec mon mari, nous avons un véhicule de 2002, avec 60 000 km au compteur. Il tourne comme au premier jour. On voit pas mal de camping-caristes qui se tournent plutôt vers l’occasion. Ça marche bien aussi. »
Une centaine d’engins d’occasion sont exposés sur le salon.
Côté carburant, alors que le pétrole semble n’avoir jamais coûté aussi cher, les voyageurs s’adaptent et se débrouillent. « On effectue des trajets plus courts », reprend Marc. « On opte pour des destinations moins lointaines. Ou alors, au contraire, on reste plus longtemps au même endroit. Et on essaie d’explorer les environs, à pied, en vélos... On découvre toujours de chouettes promenades à faire. »
Le festival se poursuit jusqu'au 12 octobre. Camping-cars, vans, fourgons aménagés, plus de 300 modèles sont à découvrir sur place.