Quelques minutes avant de monter sur scène, Gregory Porter nous a offert un moment rempli de sincérité. L’Américain y évoque sa découverte de Montauban, son attachement au public français et son admiration pour la...
l'essentiel Quelques minutes avant de monter sur scène, Gregory Porter nous a offert un moment rempli de sincérité. L’Américain y évoque sa découverte de Montauban, son attachement au public français et son admiration pour la légende Nile Rodgers, qui lui succédait ce samedi 27 juin lors de la troisième soirée de Montauban en Scènes. Entretien.
C'est votre première venue à Montauban. Connaissiez-vous la ville avant de venir ?
Pas vraiment. Je connaissais seulement son nom et je savais que c'était proche de Toulouse, mais je n'étais jamais venu. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de visiter, je l'ai seulement découverte depuis la voiture. Je me suis dit que l'endroit avait presque un côté tropical. L'atmosphère, en tout cas, est tropicale ! (Rires.)
Justement, il doit faire très chaud ce soir. Cela vous inquiète-t-il ?
Pas du tout. Je viens d'une région où nous connaissons ce genre de météo. Pour un chanteur, avoir le corps bien chaud avant de monter sur scène est même plutôt une bonne chose. Et puis, quand il fait chaud… on boit un coup !
Qu'est-ce qui vous a donné envie de jouer à Montauban ?
Les festivals en France, qu'ils soient grands ou petits, sont toujours extraordinaires. C'est dans la culture française d'apprécier les bonnes choses : la bonne cuisine, la bonne musique… Je savais que Montauban serait dans cet esprit.
Quelle relation entretenez-vous avec le public français ?
Depuis le début de ma carrière, il m'a toujours soutenu. Il a vraiment porté ma carrière. J'ai donc un lien très particulier avec la France.
Qu'est-ce qui rend ce public spécial ?
La musique fait partie de la vie des Français. Ce n'est pas quelque chose d'accessoire, c'est essentiel. Cette culture valorise la musique, et les artistes le ressentent.
Vous êtes souvent en tournée. Avez-vous parfois le mal du pays ?
Oui, bien sûr. Mais ce manque fait aussi partie de l'histoire et nourrit ma musique. Aujourd'hui, je considère que la musique n'est pas seulement un divertissement : c'est une mission. Elle doit faire du bien aux gens.
Vous partagez l'affiche avec Annie Lalalove et Nile Rodgers. Que représentent-ils pour vous ?
Je suis simplement heureux d'être entouré d'aussi bons musiciens. Annie dégage déjà une très belle énergie. Quant à Nile Rodgers, c'est une légende absolue. Ce qu'il a accompli en plus de cinquante ans de carrière est incroyable. Sa musique n'a jamais cessé d'être moderne.
C'est un immense honneur d'ouvrir la scène avant lui. Il a participé à tellement de morceaux que je ne savais même pas qu'ils étaient de lui. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est son humilité. La première fois que nous nous sommes rencontrés, il m'a dit qu'il aimait ma musique et qu'il aimerait jouer sur l'un de mes albums. C'est quelqu'un d'exceptionnel.
Que souhaitez-vous que le public retienne de votre concert ?
De bonnes vibrations, de l'énergie et de l'optimisme. Le monde traverse une période difficile et j'aimerais que les gens repartent en croyant encore à l'amour et à l'avenir.