Montauban en Scènes a accueilli au jardin des Plantes une soirée marquée par les prestations successives d’Annie Lalalove, Gregory Porter et Nile Rodgers & Chic. Trois concerts très attendus se sont enchaînés devant...
l'essentiel Montauban en Scènes a accueilli au jardin des Plantes une soirée marquée par les prestations successives d’Annie Lalalove, Gregory Porter et Nile Rodgers & Chic. Trois concerts très attendus se sont enchaînés devant un public venu en nombre pour assister à cet enchaînement hors du temps.
Après une soirée consacrée à la chanson française, le Jardin des Plantes a changé de décor. Direction les États-Unis, berceau du jazz, de la soul, du funk et du disco, avec l'une de ses figures les plus emblématiques : Nile Rodgers & Chic. Les festivaliers n'ont d'ailleurs pas mis longtemps à comprendre qu'ils allaient vivre un moment à part. Arrivé à Montauban avec trois bus de tournée, le groupe new-yorkais était venu pour offrir un véritable show. Promesse tenue.
Dès son entrée sur scène, les jeux de lumière ont donné le ton. Le récital s'est ouvert sur Le Freak, tube planétaire devenu classique intemporel. Difficile de faire mieux ? Pas vraiment, lorsque l'on a collaboré avec David Bowie, Madonna, Beyoncé ou encore Daft Punk. Sans laisser une seconde de répit au public, les succès s'enchaînent au point qu'il devient presque impossible de ne pas dodeliner de la tête, taper du pied ou reprendre les refrains. Chanteuses charismatiques, musiciens impeccables, communion permanente avec le public : le spectacle a été total.
L'excentrique Gregory Porter a conquisIl lui tardait sans doute de retrouver ses fans français. Gregory Porter a pris tout le monde de court, y compris les photographes, en faisant son entrée sur scène avec près de dix minutes d'avance. Short, veste de costume et casquette vissée sur la tête, qu'il ne quitte jamais, même sous une chaleur écrasante : le Californien a rapidement conquis le Jardin des Plantes avec sa voix de baryton réconfortante.
L'Américain a su créer une véritable complicité avec le public, ravi de découvrir un artiste aussi joueur. À l'image de ses musiciens. Son bassiste s'est offert plusieurs solos salués par les applaudissements, tandis que son pianiste, bien décidé à chauffer une foule qui n'en avait pourtant pas besoin, s'est amusé à glisser quelques notes de La Marseillaise, avant d'enchaîner avec Alouette, gentille alouette, arrachant sourires et ovations au public.
La confirmation d’Annie LalaloveLa soirée avait bien commencé. Trois ans après sa dernière apparition au festival, Annie Lalalove a confirmé ce que tout le monde avait constaté : une voix hors du commun, chaleureuse et enveloppante.
Malgré la chaleur étouffante, la Française a réussi à emporter son public, grâce à un savant mélange entre son troisième album et des reprises emblématiques comme Bang Bang ou Amazing Grace. Le point de départ d'une soirée réussie de bout en bout que seul le report du set de Cut Killer, dont l'avion est resté bloqué à Paris à cause des orages, a contrarié. Partie remise.