Alors qu’elles évoluent dans un écosystème difficile, 200 maisons d’édition indépendantes sont fragilisées encore un peu plus par le risque de faillite du distributeur et diffuseur Makassar. Elles appellent à une « mobilisation collective » pour sauver la pluralité éditoriale.
Le diffuseur Makassar, l’intermédiaire logistique entre 200 maisons d’édition et les librairies et au bord de la faillite. Certains éditeurs n’ont pas touché leurs recettes depuis plus de six mois. FRANCOIS GREUEZ/SIPA
Nouveau coup dur pour l’édition indépendante. Cette fois, il vient de Makassar, entreprise de diffusion et de distribution, c’est-à-dire intermédiaire logistique entre les maisons d’édition et les librairies. Au bord de la faillite, la situation de Makassar vient percuter les 200 structures avec lesquelles il collabore, allant de la bande dessinée aux sciences humaines en passant par le beau livre. Dans une tribune publiée sur le site de Mediapart, une petite cinquantaine d’éditeurs font le constat suivant : « A l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons pas touché les recettes des ventes de nos livres en librairies depuis six mois, voire davantage, à cause des retards de paiement de factures qui risque de n’être jamais honorées. Pour les petites structures indépendantes à la trésorerie fragile que nous sommes, ce serait un coup de grâce. »
« Si on anticipe les ventes en librairie du mois de juin, on aura perdu 180 000 euros depuis le mois d’octobre », confirment au « Nouvel Obs » Yann et Emile, à la tête des éditions des Bandes détournées, qui publient le très apprécié « Koko n’aime pas le capitalisme » (environ 60 000 exemplaires éco…

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