En 2003, alors que la violence s’installe dans le quotidien des Israéliens, David Grossman publie « Quelqu’un avec qui courir ». Dans cet entretien, l’écrivain confie sa douleur de voir ses enfants grandir à l’ombre de la guerre, et raconte son immersion auprès des jeunes marginaux de Jérusalem.
David Grossman, célèbre écrivain et militant de la gauche pacifiste israélienne, à Paris, le 16 décembre 2003. JOEL ROBINE/AFP
Né en 1954 à Jérusalem, David Grossman est l’un des plus grands écrivains israéliens, auteur de romans, d’essais et de livres pour la jeunesse. Rendu célèbre par « le Vent Jaune » (1987), dans lequel il décrit les souffrances infligées aux Palestiniens par l’occupation de l’armée israélienne, il a notamment publié « Une femme fuyant l’annonce » (prix Médicis étranger en 2011) et « Un cheval entre dans un bar » (récompensé par le Booker Prize en 2017). En 1978, il participe aux côtés d’intellectuels et écrivains à la création du mouvement La paix maintenant, pour la fin du conflit entre Israël et ses voisins et la création d’un Etat palestinien.
En 2003, « le Nouvel Observateur » l’avait rencontré à l’occasion de la publication d’un émouvant conte philosophique, « Quelqu’un avec qui courir ». Nous republions ici cet entretien.

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