Entre canicule historique et menaces d’orages violents, la trentième édition du festival marmandais a tourné au cauchemar pour ses organisateurs. Dépité, Ludovic Larbodie, le fondateur emblématique, dresse un bilan...
Entre canicule historique et menaces d’orages violents, la trentième édition du festival marmandais a tourné au cauchemar pour ses organisateurs. Dépité, Ludovic Larbodie, le fondateur emblématique, dresse un bilan particulièrement amer après un week-end marqué par des annulations en série sur la plaine de la Filhole.
C’était un anniversaire qui devait s'inscrire dans l'Histoire de Garo, une édition portée par l'enthousiasme de milliers de festivaliers. Au lieu de cela, la célébration des 30 ans de Garorock laissera le goût âpre du regret. Ce dimanche, après les annonces de l'annulation de l'ultime journée de concerts, les traits tirés, le patron historique du festival, Ludovic Larbodie, ne cachait pas son désarroi face à ce scénario catastrophe. Il a tenu à enregistrer un message pour les fidèles festivaliers de Garo.
Ludo Larbodie, directeur du festival Garorock, a adressé un message aux festivaliers.
DDM Valentin Vié
"On a passé trois semaines à monter par 45 degrés. Arriver où on en est aujourd'hui, c'est vraiment pas cool, c’est amer", confie le fondateur de l’événement né en 1997. Malheureusement, le ciel s’est acharné sur Marmande, balayant les espoirs d'une année historique. "Faire une édition anniversaire aussi pitoyable après trente ans de travail, ça fait chier", lâche-t-il, ému.
"On va revenir plus fort"Dès le jeudi 25 juin, la préfecture et l’organisation avaient dû se résoudre à annuler la journée d'ouverture en raison d'une alerte aux orages nocturnes et d'une intense canicule avec des températures dépassant les 42 °C. Après un vendredi salvateur qui a offert un "bon moment" de répit musical aux festivaliers présents, le couperet est de nouveau tombé le samedi 27 juin : une seconde annulation imposée par des risques d'orages violents. Re-belote ce dimanche. "On a tous pleuré ce matin, ça fait chier", se morfond Ludo. "Je suis désolé, c'est pas l'image que j'aime donner de moi. On est forcément très touchés, on va essayer de tout faire pour gérer la suite au mieux".
Sur le site des concerts, l'heure est désormais à la logistique et à la sécurité. Épuisées, les équipes enchaînent des journées "de 18 à 20 heures de travail depuis trois jours", explique Ludo Larbodie. La tâche va se prolonger encore plusieurs jours, car le festival va devoir procéder au remboursement de dizaines de milliers de personnes. "Nos équipes sont débordées parce qu'il faut évacuer, réévacuer et nettoyer". Il tient aussi à adresser un "immense merci" aux bénévoles, techniciens, artistes et partenaires qui se sont battus. Refusant de s'avouer vaincu, le directeur du festival lot-et-garonnais donne déjà rendez-vous à son public : "Sachez qu’on va revenir plus fort. Prenez soin de vous et rentrez bien".