La CGT Cheminots 47 salue l’abandon de l’idée d’un partenariat public-privé pour financer la ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO). Le syndicat réclame par ailleurs la réouverture de plusieurs lignes ferroviaires...
La CGT Cheminots 47 salue l’abandon de l’idée d’un partenariat public-privé pour financer la ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO). Le syndicat réclame par ailleurs la réouverture de plusieurs lignes ferroviaires régionales et apporte son soutien au collectif "La Colère des sans-trains".
La CGT Cheminots 47 est sur la même longueur d’onde que l’État. L’alignement est suffisamment rare pour être souligné. Par la voix de son secrétaire départemental, Florian Betoulières, le syndicat lot-et-garonnais salue la décision du Premier ministre de ne pas recourir à un partenariat public-privé (PPP) pour financer la ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO). Le coût du projet est aujourd’hui estimé à 15,5 milliards d’euros, au lieu des 14 milliards initialement prévus.
Dans un récent courrier adressé aux présidents des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset, Sébastien Lecornu a en effet confirmé que l’État financerait sa part du chantier. "Cette décision de bon sens, prise sous la pression des collectivités, nous évite une livraison plus tardive et une dépense supplémentaire de 7 milliards d’euros en frais financiers", se réjouit Florian Betoulières.
Le syndicaliste est par ailleurs satisfait que SNCF Réseau assure la maîtrise d’ouvrage et l’exploitation de la LNSO, "comme c’est le cas pour toutes les LGV, hormis la section Tours–Bordeaux de la ligne Paris–Bordeaux".
Cela va, selon lui, permettre au gestionnaire d’infrastructure public d’améliorer sa capacité d’investissement grâce à la perception des péages ferroviaires sur la LNSO (300 millions d’euros par an).
"Nous exigeons la réouverture de certaines lignes ferroviaires"Un dossier en cache toutefois un autre. Pour la CGT Cheminots 47, ce chantier de ligne à grande vitesse doit s’accompagner de la régénération du réseau classique, "et en particulier de nos petites lignes régionales qui sont à bout de souffle !"
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"Ce futur équipement, précise le syndicat, doit permettre de reconnecter les lignes ferroviaires qui lui sont associées. Ainsi, aux côtés des associations d’usagers et des élus territoriaux, nous exigeons la réouverture des lignes ferroviaires Agen–Auch, Agen–Villeneuve-sur-Lot et Angoulême–Limoges, tout comme la régénération urgente de la ligne Agen–Périgueux."
L’organisation appelle désormais le gouvernement à faire preuve de cohérence politique en réinterrogeant dès à présent les lois "Pacte ferroviaire" et "LOM". Elle rappelle avoir défendu avec vigueur le financement public de la LNSO "afin de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts privés."
Elle soutiendra avec la même énergie le collectif "La Colère des sans-trains". Ce dernier regroupe 46 associations d’usagers et porte 32 amendements à soumettre aux parlementaires qui examineront dès juillet la loi-cadre relative au financement des infrastructures.