Ce dernier mercredi de mai, le grand parking de l’usine Stellantis de Poissy est presque désert. Derrière les grilles, les chaînes de montage sont à l’arrêt. Pas une Opel Mokka,...
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Ce dernier mercredi de mai, le grand parking de l’usine Stellantis de Poissy est presque désert. Derrière les grilles, les chaînes de montage sont à l’arrêt. Pas une Opel Mokka, pas une DS3 ne sort de la ligne. L’usine est en chômage technique pour toute la semaine pour une “régulation de stock”. L’usine devait redémarrer lundi 1er juin. Seuls quelques chefs de service sont présents dans les bâtiments.
A LIRE CAC 40 : Stellantis, un plan stratégique pas assez précis« C’est un avant-goût de 2029 », lâche Jonathan Dos Santos, délégué CGT. Vingt ans d’usine. Le 16 avril dernier, Stellantis a annoncé que le site cesserait de produire des véhicules fin 2028. L’usine se « reconvertira », mais des postes seront supprimés : « On craint entre 700 et 1 000 postes sur les quelque 1 900 employés actuels », poursuit le syndicaliste.
En réalité, Poissy est une usine qui meurt à petit feu depuis des années. De trois équipes d’ouvriers il y a dix-huit mois – le matin, l’après-midi et la nuit -, puis deux, il n’en restera bientôt qu’une seule. Le chiffre suivant parle de lui-même : le taux d’utilisation des capacités du site n’atteignait que 58 % en 2025. Pour être rentable, l’usine doit tourner à un taux de 80 %. La reconversion du site, dotée d’une enveloppe de 100 millions d’euros, prévoit quatre nouvelles activités à partir de 2029 : production de pièces détachées ; économie circulaire et valorisation de composants ; préparation et reconditionnement de véhicules d’occasion ; impression 3D pour petites séries.